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 [OS] La pluie et les larmes.

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Danaëlle
Garde de Nuit


Messages : 307
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MessageSujet: [OS] La pluie et les larmes.   Ven 14 Sep - 22:33

Titre : La pluie et les larmes.
Monde : Canon, je suppose, même si j'ai rajouté des trucs :'D
Genre : Romance, Angst.
Personnages : Roxas, Demyx. Quelques mentions de Axel et Sora.
Pairing : RokuDem.
Statut : Complet.
Disclaimer : Rien à mwa.
Rating : K+ (c'est mignon. Et un peu triste)
Résumé : "Méli-mélo-mélancolie. Toute sa vie tournait autour de ce mot. Jusqu'à ce moment, là-bas, dans la ville où il pleut sans cesse."
Remarque : Ecrit pour le défi RokuDem, texte dont je suis très déçue, autant dire que j'ai fais mieux ! Au moins, j'ai réussis à faire les 2'000 mots demandés !



Il était une fois, la pluie et les larmes alors qu’un simili désespéré était en train de disparaitre.

Blanc. Tout est blanc, ici ; blanc ou noir. Noir ou blanc. Comme si la vie inexistante ne se résumait qu’à ça.

Ce manque de couleur le rendait triste. Mélancolique. Mélancolie – c’est un joli mot ça, tiens. Un très joli mot qui dit tout, qui dit rien ; particulier. Beau, sans être superbe.

Un mot simple qu’il aime.

Quand il est arrivé – numéro XIII, clé du destin, élu de Keyblade, rien que ça ! – Demyx était agacé. Il se sentait seul aussi ; son unique ami, la seule personne avec qui il pouvait parler réellement s’éloignait. S’en allait.

Il avait voulut tuer Roxas. Innocent simili qui ne comprenait rien à rien et pourchassait une vérité lourde. Une vérité mensongère inexistante. Comme les couleurs. Comme la vie. Comme les sentiments en fuite qu’ils cherchent en vain.

C’est un sentiment qui a serré sa poitrine en voyant le blondinet parler avec Axel ; de la haine, de la rancœur. Et de la mélancolie au fond du non-cœur.

Il l’a détesté. De toutes ses forces. Lui qui revenait à la citadelle, celui qu’on félicitait ; il ramenait des cœurs ! Des cœurs et des cœurs, et des foutus cœurs. Bravo ! Toutes les félicitations du monde !

Il se sentait de plus en plus mal. Il le haïssait de plus en plus.

Jusqu’à ce moment dont il se souviendrait durant toute sa non-vie. Vie qui n’en est pas une, existence-inexistante. Compliqué à comprendre.

Demyx marchait dans Illusiopolis – l’endroit où il pleut sans cesse. Il aime la pluie, l’adore. Elle frappe contre les murs, le sol – elle s’écrasait contre sa tête, ses cheveux se retrouvaient trempés, souvent plaqué sur son visage. Les gouttes continuent de tomber, mais il ne mettait jamais sa capuche. Il n’aime pas ça, contrairement à la pluie. L’eau en général – il pourrait vivre dans un océan.

Il marchait, perdu, quand il l’a vu. Debout, immobile, la tête baissée. Il ne portait pas sa capuche non plus – les cheveux tout aussi mouillés. Cheveux d’un blond plus clair, plus beau que les siens. Qui partent eux aussi en vrille habituellement.

Ce n’était pas comme d’habitude cette fois-ci. Non, loin de là. Il semblait mal – mélancolique – il semblait triste – mélancolique – il semblait perdu – méli-mélo-mélancolique – il semblait beaucoup trop de choses à la fois. Il semblait être et ne pas être. Chose étrange, pour une vie inexistante. Corps vide, dénué de sens qu’il était.

Il n’y avait pas vraiment de couleur, là-bas. Même si le temps passe, il n’y en a toujours pas de vraie. Noir et blanc, blanc et noir – résumé de leur vie. Simple. Trop – vide. Et à ce moment-là, tache jaune. Blond on dit. Blond parce que c’est plus correct. Mieux. Qu’importe – mis à part les cheveux, les mèches qui vont ici et là, dans ce lieu, il n’y a jamais eu de couleur. Mais toujours de la pluie qui, alors qu’il s’avançait vers Roxas, lent, hésitant, pluie qui tombait forte, dure, froide – gelée peut-être, devenue glaçon, devenue grêle pour venir démêler ses pensées enchevêtrées les unes dans les autres.

Un bruit retentit alors, écho perdu, égaré, lointain ; il vit Roxas se baisser avant de tendre les bras. Une ombre.

Monstruosité, disent certains. Pauvres créatures, disent d’autres.

Demyx observait, immobile. Le numéro XIII tenait l’ombre contre lui, caressant doucement sa tête. Des yeux dorés se posèrent sur lui, méli-mélo-mélancoliques. Ils semblaient vivants. Est-ce qu’une ombre peut prétendre à la vie ? Il l’ignorait. L’ignore toujours, inculte qu’il est – l’ombre grogna, s’échappa des bras du simili puis rampa sur le sol. S’évapora, disparut – où vont les ombres, quand elles disparaissent ?

Un sanglot. Du chagrin. De la tristesse. Ce sont les sentiments qui l’étreignaient chaque jour un peu plus. Mêlé à une rancœur, une haine destructrice. Un autre sanglot ; un nouveau, encore. Si Demyx avait eu un cœur, il se serait serré devant ce spectacle à la fois pathétique et déroutant, presque fascinant.

Méli-mélo-mélancolie.

C’est un joli mot. Son préféré peut-être. Il a toujours su définir son état d’esprit. Jusqu’à ce qu’il arrive. Numéro XIII qui a tout basculé. Le méli-mélo s’éclatait dans sa tête. Tout était devenu bizarre, étrange. Tout semblait chamboulé, en désordre. Et Demyx tournait souvent les yeux en direction de l’autre blond. Et ses regards n’avaient pas tous pour but de le fusiller sur place.

Il ne s’agissait plus de la jalousie maladive des premiers jours, des premières semaines, premiers mois ; ce n’était plus la douleur qui le détruisait à petit feu, mais presque. Sans que la Mélopée Nocturne ne puisse réellement comprendre le pourquoi du comment.

Sans qu’il ne comprenne rien. Il a l’étrange sensation (alors que désormais, alors que maintenant il disparait, alors que maintenant il se souvient, le non-cœur lourd de regret) de ne jamais rien avoir compris. C’est sans doute le cas. Il se sentait idiot (ce qui est toujours le cas).

Ayant décrété qu’il avait touché le fond, il s’avança encore un peu. Un pas. Il posa sa main gantée sur la tête de Roxas.

Mèches décolorées parmi d’autres chevelures. Proche du blanc, maintenant qu’il pouvait voir de plus près, très proche du soleil qui brille haut dans le ciel – sauf ici. L’endroit où il fait toujours nuit et où la lune brille et brillera pour des siècles et des siècles. Le temps de trouver ce qu’il manque. Mais est-ce qu’il manque vraiment quelque chose, au fond ? Il ne saurait le dire.

/ Il a rejoint le corps de son original. Il vit, continuera à vivre pour toujours, un cœur un vrai battant dans sa poitrine, côté gauche. L’autre disparait, s’envole, on ne fait pas spécialement attention, c’est une scène pathétique. Pas fascinante, comme cette fois-là, simplement pathétique./

Roxas s’est retourné, surpris – quelques larmes coulaient sur ses joues. Demyx connaissait les larmes, les connait toujours, fidèles compagnes qui lui permettaient de déverser toutes les émotions qui n’auraient jamais dû voir le jour.

Jamais. Roxas renifla, se recula – il passa son bras sur ses yeux bleutés. Comme beaucoup de gens ici. Comme presque tous les habitants de ce lieu – mais il y a quelque chose au fond de ce regard que les autres n’ont pas.

De la méli-mélo-mélancolie. Quelque chose qui les rapprochait, le numéro XIII et lui. Quelque chose qu’ils avaient en commun. Quelque chose que les autres ne connaissaient pas (Axel peut-être, mais un peut-être seulement, peut-être oui – peut-être non, qu’importe). Pas réellement.

Un sourire s’est dessiné sur le visage de Demyx à ce moment-là.

Un sourire vide quelque part. Mais un des plus vrais qu’il ait jamais fait.

/ est-ce qu’il sait qu’à ce moment, il y avait de l’émotion dans la voix du blond ? Blond qui disparaissait, partait, s’en allait ; où ? Le néant ? Les simili rejoignent vraiment le néant ? Il va bientôt le savoir. Il veut le savoir, mais quelque part … Il a peur. /

Demyx ébouriffa ses cheveux / qui ont changé de couleur pour reprendre celle de l’original / avant de passer sa main sur la joue de Roxas qui ne réagissait pas / il a détourné le regard, ne la pas regardé jusqu’au bout. N’a pas regardé sa fin, même pas ! Même pas. L’original est un monstre / pour essuyer quelques larmes / qu’il n’a pas eu le temps de voir, une ou deux gouttes qui coulent lentement, alors que Sora n’a pas l’air de s’en rendre compte vraiment / parce que les larmes, ça fait du bien, mais que c’est pas beau. Il avait presque envie de dire, sur le coup, que les larmes, ça sert à rien. Ca sert à rien, en plus d’être moche. Et tellement triste. Oui. Ça le rend méli-mélo-mélancolique. Ce mot est vraiment beau.

Il éclata d’un rire franc en se reculant.

Roxas esquissa un léger sourire, discret. Un joli sourire.

Qui n’était pas méli-mélo-mélancolique. Qui n’était pas triste.

Ils rentrèrent à la citadelle, à parler, à rire. Demyx était heureux, cette fois-là. Il était véritablement heureux.

C’est à ce moment-là qu’il avait arrêté de le haïr. C’est à ce moment qu’un sentiment s’était fait une place en lui. Un sentiment qu’il ne connaissait pas, qu’il ne comprenait pas. Qu’il avait apprit à découvrir, bien qu’il soit encore incapable / alors que les ténèbres finissent de le dévorer / d’en saisir la signification. Apprendre à supporter la douleur, plus forte que la jalousie maladive, apprendre à supporter le bonheur qui, de rares fois, s’empare de son non-cœur.

Un bonheur immense, tellement qu’il se disait, dans ces moments-là, qu’il pourrait mourir.

Il y a réfléchit des nuits entières. Il n’a jamais trouvé d’où venait tout cela. Un sentiment, ou des bribes venues de partout pour se fracasser contre les parois de son crâne ? Il l’ignorait. L’ignore toujours – la seule chose dont il est sûr, c’est que ça a commencé à ce moment-là. Et qu’à chaque fois que ça faisait mal, à chaque fois que ça faisait du bien, à chaque fois, c’était à cause de lui. Roxas. Numéro XIII, clé du destin. Maître de la keyblade / rien que ça ! /. Que Demyx n’était plus capable de détester réellement.

Ils ne se sont plus réellement parlé depuis ce moment-là. Moment qui manquait au simili qui se souvenait, souvenait – continue à ce souvenir, alors que son corps a presque fini de disparaitre. Sora est déjà loin. Il s’en foutait d’lui. Il s’en foutait. Demyx s’était donné à fond, autant qu’il pouvait ; ce n’était pas assez. Il s’en voulait de ne pas avoir été à la hauteur. S’il avait su que tout finirait de cette façon, il aurait peut-être passé un peu plus de temps avec l’autre, là – Roxas. Après le moment. Le fameux moment où il a commencé à éprouver des sentiments bizarres.

Ce jour où, dans sa tête, l’histoire a commencé à s’installer dans sa tête. Une histoire qui commençait par « Il était une fois, les larmes et la pluie ». Mais l’écriture, ce n’est pas son rayon ; il n’aurait rien fait de bien. Il ne fait jamais rien de bien. Même sa musique est déplorable, personne ne l’aime, il n’avait pas le moindre spectateur. Niet. Nada.

Il ne contrôle plus ses pensées qui tournent à toute vitesse. Il ne pourra bientôt plus penser.

Il ignore qu’après le moment, il avait un public. Solitaire, seul – observateur, qui profitait de la jolie musique, douce. Méli-mélo-mélancolique. Qui correspondait bien au blond, assis sur sa tombe. Preuve d’Existence. Qui sera le dernier debout ?

Il n’en savait rien. Maintenant il sait, ça ne fait plus aucun doute.

Voilà. Sora est loin. Demyx n’est plus.

Mélopée Nocturne ratée, méli-mélo de sentiments. Méli-mélo-mélancolie.

C’est un joli mot qu’il avait toujours adoré. Un très joli mot.

Et, en plus d’être très beau, ces quelques lettres avaient toujours été capables de définir son état. Jusqu’à ce moment. Le meilleur souvenir de sa non-vie, le seul qu’il aurait voulu emmener avec lui.

Parce qu’il n’y avait que ce moment où Roxas s’était intéressé un peu à lui. Où il avait eu l’occasion de l’approcher. Absurde, étant donné qu’ils ne sont pas censé avoir de cœur. Censé. Demyx avait toujours cru qu’il restait des bribes de cœur, des éclats lointains. Personne ne voulait l’écouter. Pauvre débile qu’il était à leurs yeux !

Il n’a pas eu l’occasion de voir les deux ou trois larmes qui avaient coulé / venues du plus profond de l’original, Sora, venue pour exprimer de la peine, mais il ne le sait pas, il n’a pas eu le temps de le savoir / c’est triste quelque part. Il a jamais vraiment eu de chance, en fait. Jamais réellement.

Est-ce que les simili finissent vraiment dans le néant ?

Il le découvre maintenant.

Il était une fois, les larmes et la pluie – jusqu’à aujourd’hui, Roxas, enfermé quelque part, incapable de réellement exprimer les quelques millions sentiments qui l’oppriment, n’avait jamais été capable de faire la différence.


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