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 Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014

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Laemia
Vincent-Jean-Hubert


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MessageSujet: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 20:06

Tables des matières:

Thème 1: Blessure
Participant-e-s:
-Volazurys
-Dawny-chan

Thème 2: Transitif
Participant-e-s:
- Laemia
- Volazurys
- Midori-chan37

Thème 3: Facteur
Participant-e-s:
- Midori-chan 37
- Laemia
- Dawny-chan

Pour mettre un commentaire sur un ou plusieurs des textes: http://kh-fandom.creationforum.net/t644-commentaires-nuit-d-ecriture-5#19365

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Laemia
Vincent-Jean-Hubert


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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 21:10

Thème 1 : Blessure

Texte de Volazurys

En taille douloureuse



La douleur. Elle ne venait pas à son réveil. Aucune manifestation... Pourtant, Aerith sentait bien qu'elle n'était pas dans une situation normale. En elle flottait la certitude qu'elle avait été assommée d'une manière ou d'une autre. Cela se confirma lorsqu'elle ouvrit les yeux et qu'elle fixa les lieux avec une certaine appréhension. Tout autour d'elle, les murs noirs ondulaient. Non, une minute. Ce n'étaient pas des murs, mais les ténèbres. Il n'y avait qu'un seul endroit au Jardin Radieux qui fût aussi... dérangeant. Sinistre.

Là où elle devait se rendre à la base. La Caverne des Souvenirs.

Aerith se redressa en portant une main à la tête. Aucune blessure visible. Aucune balafre... Lui avait-on jeté un sort ? C'était l'hypothèse la plus probable. Elle leva les yeux vers le plafond tout en posant les mains au sol, les genoux repliés sous elle. D'habitude, elle parvenait à esquiver ou même à anticiper les maléfices ou attaques magiques qu'on essayait de lui jeter, y compris lorsque c'était par surprise.
Lentement, elle finit par se relever, et au même instant, une voix grave et familière l'interpela :

- Enfin réveillée.

Aerith souffla avec peu de surprise, bien qu'une légère angoisse :

- Sephiroth...

Ce dernier se tenait non loin d'une sorte de pilier rougeâtre qui se confondait avec l'obscurité de cette salle immense dans laquelle ils se trouvaient. Aerith frissonna. A quel niveau l'homme aux longs cheveux d'argent les avait-il emmenés ? Ce n'était pas tout près de l'entrée de la Caverne, en tout cas...

- Ne crains rien. Tant que je serai là, les ténèbres se tiendront tranquilles, lui assura-t-il, en dardant son regard vert dans le sien.

- Que cherches-tu ? Pourquoi m'avoir emmenée ici ? lui demanda-t-elle, sans bouger de sa position, en croisant les bras.

Aucune peur dans sa voix. Ni animosité. Sephiroth n'en fut pas étonnée. Aerith ne s'énervait que très rarement... C'était une femme qui savait conserver un sang-froid vraiment admirable, ce qu'elle ne laissait pas présager à première vue...

- Ce que je cherche ? Hm... Tu devais venir ici, non ?

- Cela ne répond pas à ma question première, lui répondit-elle avec fermeté.

- Je le sais... Eh bien, j'ai quelques questions à te poser.

Sephiroth eut un sourire, puis laissa son regard dériver vers deux entrées où brillaient une faible lueur mauve.

- Avais-je besoin de t'emmener jusque-là ? Oui. Je dois régler certaines choses, et toi aussi...

- Sephiroth... Les blessures du passé continuent d'avoir de l'emprise sur toi, n'est-ce pas ? lui fit-elle d'une voix douce.

L'ex-général se raidit. Évidemment... les blessures. La trahison. Tant de maux encore... Il ouvrit la bouche, mais Aerith le devança et lui tendit la main :

- Conduis-moi jusqu'au cœur de ce labyrinthe, veux-tu ? Je crois que nous devrions collaborer pour régler les problèmes qui règnent au sein de cet endroit. Tu n'as pas peur d'être écorché, j'espère ?
Un éclat de rire mutin ponctua sa question, ce qui fit lever les yeux au ciel le jeune homme.


*

* *



Lorsque ses doigts se posèrent sur  la poignée, Maléfique ressentit comme un petit picotement remonter le long de son bras. Un enchantement de protection, destinée à éloigner toute menace d'Aurore... Seul Marluxia avait pu poser un tel sortilège. La sorcière fronça les sourcils. Très sincèrement, cela la contrariait. A regret, elle retira sa main et rebroussa chemin des portes de son ancien château. Un autre plan germait au sein de son esprit.

Elle allait attendre Aurore à la sortie pour converser avec elle. Enfin, converser... En vérité, Maléfique avait l'intention d'aller plus loin. Il était question de l'enfant qui grandissait dans le ventre de la Princesse de cœur. Trois mois, seulement... et la Sorcière du Mal était déterminée à devenir la marraine de cette enfant, qui serait une fille. Elle serait à même de réparer la blessure qui suintait encore en elle. Qui balafrait encore son cœur de pierre. Lorsqu'elle viendrait arracher le bébé à sa mère, elle l'élèverait à sa manière...

C'est alors que son attente fut récompensée. La main près de son cœur, cachée derrière une colonnade emplie de roses, Maléfique vit la jeune femme sortir. Elle ne portait plus sa gracieuse robe de tous les jours, mais une de couleur blanche, qui laissait apercevoir son ventre légèrement arrondi. Une cape bleue couvrait ses épaules. La Sorcière attendit qu'elle passe près d'elle... pour lui attraper le bras, l'attirer contre elle et étouffer ses cris avec sa main. Elle ouvrit alors un portail en direction d'un endroit où elles seraient bien plus tranquilles... La Caverne des Souvenirs.

Ce lieu, sans que personne ne le sache, était le siège de bon nombre de maux. Les souvenirs qui s'y terraient étaient issus de mémoires mutilées, blessées. De cœurs brisés, maltraités. Maléfique l'avait toujours su, et aimait s'y réfugier parfois lorsqu'elle avait pris possession du château d'Ansem le Sage, quand elle avait fait alliance avec le Sans-cœur de Xehanort. Elle n'y avait jamais emmené Riku, par contre... comme si elle avait eu peur qu'il se rebelle contre elle et la trahisse. Ce qu'elle avait fini par faire, de toute façon... La Sorcière tressaillit sous le pincement de son cœur, tandis qu'Aurore se débattait faiblement entre ses mains, le regard bleu-violet apeuré. Elle avait reconnu sa ravisseuse. Qu'allait-elle lui faire ? La dernière fois, elle l'avait forcée à se piquer le doigt à un fuseau...

D'une voix douce, Maléfique lui souffla à l'oreille, alors qu'elles se trouvaient au bord d'un lac à la couleur étonnamment bleue :

- Du calme, ma filleule, mon rossignol. Il faut que l'on parle... mais je te promets qu'il ne t'arrivera rien...

Le corps de la Princesse de Cœur se tendit, mais elle avait cessé de se débattre. Maléfique eut un sourire. Les blessures ou la peur d'être blessé avaient quelque chose de bon, parfois. Elles poussaient à aller au-delà de soi...

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 21:12

Texte de Dawny-chan

- Squall ?

L’intéressé leva la tête vers la personne qui l’avait appelé, abandonnant sa lecture. L’adulte en face de lui se pencha un peu pour se mettre à sa hauteur.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Tu voudrais pas arrêter de lire un peu ?
- C’est pas parce que toi tu n’aimes pas lire que tu dois forcément m’empêcher de le faire…
- Mais il fait super beau dehors ! Tu ne veux pas sortir un peu ?

Le petit brun jeta un regard vers la fenêtre et soupira. Son père n’allait pas le lâcher, uniquement parce que le soleil avait eu la mauvaise idée de montrer le bout de son nez entre deux nuages.

- Et pour faire quoi ?
- Tu ne voulais pas que j’apprenne à te battre ?
- T’as dis non la dernière fois que je t’ai demandé.
- Oui mais … j’ai changé d’avis, voilà.
- De toute façon, je vois pas ce qu’il y a à apprendre. Le principe de se battre, c’est taper, ça va pas chercher plus loin …
- Oui, mais ça, c’est ce battre pour se battre. Moi je te parle de te battre pour protéger ceux que tu aimes.
- Vraiment ?

Avec un sourire, Laguna acquiesça. Squall se contenta de fermer son livre et de le regarder plus intensément.

- Et tu veux m’apprendre à me battre avec quoi ?
- Je ne sais pas … peut-être avec ça ? dit-il en sortant une épée en bois de derrière son dos.

A la vue de l’arme d’entraînement, Squall eut un sourire jusqu’aux oreilles. Il prit l’arme des mains de son père et la pointa devant lui pour trouver la meilleure position possible.

- Tu vois ? Elle est cool, hein ? On va l’essayer, hein ?
- Ouais, on y va !

Laguna sortit le premier de la maison, rapidement suivi de son fils. Restée à l’intérieur, Raine les regarda, amusée. Elle se demandait encore qui était le plus mature entre son fils et son mari … et la réponse n’était pas si évidente que ça.

Dehors, Squall apprenais à bien se mettre en garde et à se positionner correctement pour parer les coups que l’adulte lui donnait. Du haut de ses huit ans, il arrivait quand même à bien se débrouiller ! Quand il apprit la contre-attaque, il ne put s’empêcher d’être fier, et ce n’était pas uniquement parce qu’il avait réussi à toucher son père – qui au passage, était un piètre épéiste. Non, c’était surtout qu’il avait l’impression d’être devenu fort et qu’avec cette force, il allait pouvoir protéger ceux qu’il aimait. Et puis, avec les cris qu’on pouvait entendre la nuit, il fallait mieux être prudent et apprendre à se battre. Il savait qu’il y avait un lien entre les enlèvements de gens en ville et le fait que son père l’autorise enfin à apprendre à se battre. Il fit le vœu que jamais, non, jamais, devoir se servir de ce qu’il avait appris aujourd’hui.

Mais les vœux ne se réalisent pas toujours.

Seulement quelques jours après sa leçon d’escrime, Laguna avait investi dans une gunblade « pour décorer le salon ». Raine lui avait passé un savon pour ça, lui disant qu’il n’avait pas à dilapider leurs économies dans une arme dont le goût était profondément douteux. Squall était resté à l’écart et les avait observés. C’était rare que ses parents se disputent, mais ça arrivait. Laguna ne le disait pas à voix haute, mais l’achat de cette arme n’était pas anodin. Quelque chose de grave allait arriver, il en était certain, maintenant.

A peine une semaine après, Squall fut réveillé par des cris dans la nuit. Ceux-là étaient beaucoup plus forts et beaucoup plus proches que ceux qu’il pouvait entendre d’habitude. Il s’était extirpé de ses draps et s’était approché de sa fenêtre, un peu anxieux.

Et ses craintes se confirmèrent.

Dehors, le ciel était d’un noir d’encre. Des éclairs illuminaient le ciel par intermittence, dévoilant un paysage apocalyptique. Les gens courraient pour échapper à de drôles de créatures à la peau entièrement noire et aux yeux jaunes effrayant. On ne voyait qu’eux.

Rapidement, il sentit la panique l’envahir. Il se précipita vers son armoire et prit son épée en bois, pour se défendre. Réalisant qu’il était seulement vêtu d’un T-shit pour tout pyjama, il s’habilla à la va-vite avec un pantalon marron et un haut jaune et bleu. Quand il descendit au rez-de-chaussée, il vit son père et sa mère en train de s’activer grandement.

- Papa, qu’est-ce qu’il se passe ?
- Ecoutes-moi bien, Squall. Tu te rappelles ce que je te disais quand je t’ai appris à te battre pour défendre les autres ?
- O-oui …
- Tu vas aller avec Raine jusqu’aux fortifications, là-bas il y a une salle réservée pour les gardes. Vous y serez en sécurité, je vous y rejoindrais quand tout sera calmé.
- Mais … je …
- Tu vas y arriver, Squall, je te fais confiance pour ça.
- Mais Papa …
- Tout va bien se passer, bonhomme.

Rapidement, Laguna déposa un baiser sur le front de son fils avant de s’emparer de la gunblade et de sortir de la maison. Avant qu’il ne puisse comprendre quoi que soit, Raine l’avait prit par le bras et l’avait forcé à sortir. Ils avaient couru ce qui lui avait semblé être une éternité quand une des créatures terrifiantes lui avait attrapé le bras. Il avait essayé de la toucher avec son épée en bois, mais malheureusement, il fit un faux mouvement et l’arme vola dans les airs. C’est avec un cri d’horreur qu’il vit la patte griffue du monstre s’abattre sur lui.
Une douleur atroce lui traversa alors le visage. Il avait mal, très mal. Il se força à ouvrir les yeux, malgré le rideau de sang qui l’aveuglait à moitié. Devant lui, il n’y avait plus de monstre. Il y avait juste une lance, plantée dans le sol. A côté de lui, sa mère était allongée, une plaie béante dans la poitrine. Il n’eut pas le temps de crier qu’il fut emporté par une poigne forte. Avec un peu de difficulté, il reconnut Cid, le gérant du magasin d’armement. Il sentit l’inconscience l’envahir alors qu’il était ballotté dans tous les sens.

------

Avec un froncement de sourcils, Léon chassa un mauvais souvenir et porta son attention sur Sora, qui le regardait fixement.

- Alors, comment tu t’es fait cette cicatrice ?

Il ne répondit toujours pas. Cette cicatrice était la marque physique de toutes ces autres blessures. Et pour ne pas les rouvrir, il avait besoin de les garder pour lui.

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Dawny-chan
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 21:54

Thème 2: Transitif

Texte de Laemia

Oublier pour se souvenir.

Naminé posa une main sur la fleur de verre transparente, puis soupira lourdement, lasse de cette situation. Depuis sa venue à la Cité du Crépuscule en compagnie de DiZ et Riku, elle avait l'impression désagréable de marcher sur des braises en permanence.

Ca allait s'arranger, se disait-t-elle souvent pour se rassurer. Ce ne serait pas toujours comme ça. Oui, sauf qu'elle, elle ne serait plus là une fois que tout serait fini. Lorsque Sora sortirait de son cocon de verre, elle ne serait plus là.

Xion non plus. Roxas non plus.

Ce qui n'était pas un mal, à ce qu'il paraissait. Ils n'étaient que des créatures éphémères, destinées à disparaître pour que Sora puisse achever sa transition, du sommeil à l'éveil.

En ce moment-même, Naminé pouvait sentir les pièces se mettre en place, la chaîne de ses souvenirs se briser pour mieux se reconstituer, dans cet état de changement constant. Bientôt, cependant, cette chaîne se bloquerait. Sauf si Xion disparaissait, puis Roxas. Ce qui arriverait de toute façon.

L'Elu de la Keyblade avait continué sa croissance dans son cocon, telle une chenille se métamorphosant en papillon. Etat transitoire. La Simili voyait bien, à travers la transparence de la fleur, que sa silhouette s'étirait. Il en serait certainement perturbé, à son réveil.

Un an de sa vie perdu. Le pauvre. Tout ça à cause d'elle. Elle qui devrait disparaître une fois le changement achevé, lorsqu'elle aurait réparé ce qu'elle avait cassé.

Elle savait qu'elle méritait ce sort, mais d'autres subiront les dommages collatéraux de ses actes, et cela l'affectait plus qu'elle ne le laissait paraître.

Roxas aurait pu survivre, peut-être, si le clone créé par l'Organisation n'avait pas inconsciemment absorbé les souvenirs de Sora à travers lui. Mais...

De toute façon, DiZ le lui répétait à longueur de journée, les Similis ne devraient pas exister. Abominations, qu'il les appelait. Les clones aussi, d'ailleurs. Naminé pensa vaguement à Néo. Ephémère, lui aussi.

Alors quoi, quel était le sens de tout ceci ? N'étaient-ils tous, Simili et répliques, que des événements destinés à influer le destin des vraies personnes, puis disparaître comme ils étaient apparus, sans même laisser une trace de leur court passage dans l'univers ?

A cette pensée, Naminé sentit des larmes brûlantes lui venir aux yeux. Elle en avait assez de vivre, dans le fond, de savoir qu'elle et les autres devraient mourir. Pas vraiment mourir, non, puisqu'ils n'existaient pas réellement... Et elle avait peur, Naminé. Que sa propre existence s'efface, un peu, mais surtout de toute cette souffrance qui s'étalait sous ses yeux.

Mais ça s'arrangerait, se dit-elle, comme à chaque fois qu'elle se sentait l'envie de pleurer. Ca allait s'arranger, puisque Roxas et Xion disparaîtraient et ne pourraient plus rien ressentir – Axel, en revanche, se retrouverait seul, mais Naminé s'efforçait de ne pas y penser. Sora se réveillerait, Riku retrouverait son meilleur ami, DiZ aurait sa revanche sur l'Organisation. Et elle, elle s'effacerait également, n'aurait plus à souffrir par et pour les autres.

Personne ne la regretterait, elle ne ferait souffrir personne. Son seul ami était Riku, mais il s'en remettrait vite. Il avait Kairi, de toute façon. L'original vaut toujours mieux que la copie, après tout, non ?

Néo, Roxas, Xion, Naminé... Ils n'étaient que des états transitifs, voués à interférer sur la vie de leurs originaux sans jamais avoir droit de vivre leur sienne propre.

Les pièces se mettaient en place. Bientôt, Sora se réveillerait, et tout serait fini.

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Dawny-chan
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 21:55

Texte de Volazurys

Olette fixa Pence et Hayner avec un certain agacement, tandis qu'elle recopiait consciencieusement sa rédaction au propre. Décidément, faire ses devoirs avec ces deux hurluberlus, ce n'était pas de la tarte ! Heureusement que leur professeur de français leur avait donné un délai supplémentaire... et il restait encore les exercices en physique que leur avait donnés le professeur Trèpes !

- … Ce serait pas mal, tu ne crois pas ? Hé, Olette, on te cause ! fit alors Hayner, en essayant d'attirer son attention en agitant la main devant elle.

La jeune fille leva les yeux de sa feuille et les regarda avec agacement.

- Dites, le BAC est dans même pas quelques mois, les gars. Ce serait bien que vous vous concentriez !

- Mais on parle bien du sujet de rédaction, Olette, soupira Pence.

- A d'autres... Que vouliez-vous me dire exactement ?

- Que ce serait bien de parler de la saga « Fantasia » pour citer un exemple de récits de fictions qui prennent des exemples sur la vie réelle, fit Hayner d'un ton très sérieux.

- Mais enfin... C'est de la fantasy, comme l'indique le titre ! lâcha la jeune fille d'un ton plaintif.

- Mais non, pas que. C'est une saga qui peut servir de transitif pour...

- … de quoi ? lâcha-t-elle, en levant un sourcil de surprise.

- … De transitif, répéta Pence, à la place de son ami.

Olette tapota la table du bout de ses doigts... puis poussa un gros soupir.

- Vous êtes vraiment nuls en français... Transitif ne s'emploie que pour parler d'un verbe à quoi peut peut assigner un complément d'objet direct ou indirect...

- Roh, Olette, arrête d'être si rigide. C'est une métaphore, grogna Hayner.

- Mais elle n'a aucun sens, ta métaphore ! Un récit transitif... N'importe quoi ! s'emporta-t-elle, en secouant la tête.

- Mais puisque je te dis qu'on peut ! Écoute... Ça peut aussi être une cause dont l’action s’exerce sur un objet étranger à ce qui agit... C'est une relation de cause à effet...

- … Ma foi, si tu veux mettre ça, je ne vais pas t'en empêcher, mais si jamais Mme Fairie accepte ton explication, je te promets que...

- … Tu promets que ? fit-il, les yeux brillants, tandis que Pence riait sous cape.

La jeune fille se tut. Promettre quoi ? Elle s'avançait un peu loin, là... Elle se morigéna de s'être embarquée là-dedans. De plus, que promettre ? Elle baissa ses yeux aussi verts que le printemps, fixa ses ongles courts – quelle ne rongeait plus depuis seulement deux ans. Finalement, ce fut l'un des deux garçons qui trouva une « solution » :

- Si jamais ça passe, tu devras nous promettre de jouer avec nous au dernier FPS qu'on a acheté... et ce pendant un mois.

- … Je n'aime pas ce genre de jeux vidéos..., gémit-elle.

- Un marché est un marché, fit Hayner avec un sourire malicieux, en tendant la main. T'es obligée d'accepter.

Olette le fixa en serrant les dents... et finit par obtempérer en claquant sa paume contre la sienne.

- Bon, très bien. Mais je suis certaine que ça ne se dit pas.

- Moi je dis que si. Un récit transitif, c'est un récit qui agit sur nous sans qu'on s'en rende forcément compte. Nous en avons la preuve tous les jours... Tu devrais le savoir, toi qui adores bouquiner.

- Ton interprétation est tordue, trompeta-t-elle, blasée, en retournant à sa feuille de rédaction.

- Et toi, tu es trop cartésienne, répliqua Pence. Pire que moi, alors que tu sais que j'aime le rationnel...

- Hmph.

Que répondre à cela ? Rien. Olette préféra se concentrer sur sa conclusion de rédaction plutôt que de continuer à débattre sur le sujet. Le pire, c'était qu'elle sentait au fond d'elle qu'elle avait perdu. Mme Fairies trouverait la comparaison osée, peut-être maladroite, mais l'accepterait comme étant un effort louable de la part d'Hayner. Des récits transitifs... On aurait tout entendu !

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 21:56

Texte de Midori-chan37

- « Et ainsi, la relation transitive est une relation binaire pour laquelle une suite d'objets reliés consécutivement aboutit à une relation entre le premier et le dernier. Formellement, la propriété de transitivité s'écrit, pour une relation définie sur un ensemble . »

Assis au fond de la classe à fixer le tableau d'un air incrédule, un jeune homme blond répondant au doux nom de Demyx tâchait tant bien que mal de déchiffrer le charabia proféré par son antique professeur de Mathématiques. Depuis quand des choses aussi compliquées étaient-elles enseignées en Terminale S, de toute façon ? À se demander ou allait le monde, vraiment...

Ces pensées fort philosophiques ne résolvant en rien son actuel problème, le blond prit une profonde inspiration et s'exhorta au calme. Allez, ça ne pouvait pas être si compliqué que ça, il avait juste à écouter attentivement ce que disait le vieux Vexen !

Mais malgré toute la bonne volonté qu'y mit Demyx, les nombres inscrits à la craie restaient toujours un mystère absolu pour lui, et ce même après deux heures complètes de torture collective. Complètement paniqué à présent, le musicien chercha à toute vitesse une solution, sachant ce qui l'attendait s'il ratait encore ne serait-ce qu'un test de Mathématiques. Le vieux l'avait déjà suffisamment explicité à ses parents.

- « Ben t'en fais une tête, qu'est-ce qui t'arrive ? »

Ça, c'était Axel. Grande allumette rousse à l'humour plus que douteux et actuellement en section littéraire, d'aucune utilité donc. Son cas était tout simplement désespéré.

- « Encore un truc que tu ne comprends pas, je suppose ? »

- « Tout juste, et cette fois-ci, je sais vraiment pas comment je vais m'en sortir. »

Axel le dévisagea un bref moment, l'air de réfléchir à la question, puis finit par déclarer :

- « Il n'y a pas ce type bizarre qui ne parle jamais, tu sais, celui qui est premier de ta classe ? »

- « Tu parles de Zexion ? Oh, ça m'étonnerait qu'il m'aide. Il a sans doute mieux à faire que de s'occuper des débiles dans mon genre. »

- « Mais tu ne peux pas savoir avant d'avoir demandé, non ? T'as qu'à lui demander tout de suite tiens, il est juste là. »

Avant que Demyx ait pu faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, le roux beugla dans tout le couloir le prénom du principal concerné. Ce dernier vient les rejoindre sans se presser, une expression parfaitement neutre sur le visage, même si une lueur de curiosité brillait dans son unique œil visible. De toute évidence, il n'avait pas l'habitude de ce genre de démonstration.

- « Salut, je m'appelle Axel, et lui, c'est Demyx. Comme tu l'auras sans doute remarqué, ce cher blondinet se trouve dans la même classe que toi, et rencontre actuellement quelques problèmes de compréhension en Maths. Ce serait franchement sympa si tu acceptais de l'aider, même s'il n'ose pas te le demander lui même. »

Zexion les fixa tour à tour, l'air interdit à présent, et Demyx se dit que tout était fichu.

- « Ce soir à la bibliothèque après les cours, alors. Ne sois pas en retard. »

Et l'adolescent repartit comme il était venu, sans un bruit.

Demyx resta complètement incrédule quelques instants, jusqu'à ce qu'Axel lui fasse délicatement remarquer qu'il faisait chier tout le monde à rester planté là au milieu du couloir, pour reprendre ses propres mots.

Le blond resta sur un petit nuage de soulagement pendant tout le reste de l'après-midi, jusqu'à ce que l'heure du rendez-vous arrive enfin et qu'il ne se sente à nouveau nerveux. Il tenta de se résonner en se répétant qu'il n'y avait franchement pas de quoi, que c'était juste un bête cour de rattrapage, mais il n'y pouvait absolument rien. Sans doute l'attitude si distante de Zexion en classe qui lui revenait en tête.

- « Tu es en retard. »

Le blond sursauta violemment et tourna frénétiquement la tête dans tous les sens, avant d’apercevoir l'autre garçon assis à la table la plus reculée de la bibliothèque.

- « Désolé, j'avais oublié mon cahier dans mon casier. » répondit-il d'une petite voix.

Zexion lui fit comprendre d'un signe de la main que c'était sans importance, puis lui indiqua la chaise qui se trouvait à ses côtés. Demyx vint s'asseoir d'un pas lent, presque craintif. Cette fois c'était sûr, jamais il ne ressortirait vivant de cet endroit !

Pourtant dès les premières minutes passées en compagnie de l'autre adolescent, le blond ne pouvait se faire qu'une seule remarque : Zexion était un excellent pédagogue. Non seulement il comprenait absolument tout ce que lui expliquait son professeur, et avec beaucoup plus de facilité que d'habitude qui plus est ! Il commençait également à trouver la compagnie de son « professeur » assez agréable, chose qui ne s'était jamais produite dans cette bonne vieille salle de Terminale S2. Le monde marchait vraiment sur la tête aujourd'hui.

Quand deux heures plus tard Zexion décréta que Demyx avait parfaitement tout compris et qu'il ne lui restait plus qu'à faire des exercices pour s'entraîner, le blond fut presque déçu de devoir déjà lui dire au revoir.

oooOOOooo

- « Zexiooooooooooooooooooooooooooooooon ! »

L'interpellé se retourna et s'écarta juste à temps pour esquiver le boulet de canon qui lui fonçait dessus. L'adolescent reconnut rapidement le dit boulet de canon comme le garçon qu'il avait aidé deux semaines plus tôt et haussa un sourcil, interrogateur.

- « Regarde ! »

Demyx lui tendit fièrement la copie qu'il tenait entre les mains, et Zexion put alors y lire le 14 écrit au feutre rouge qui y figurait, ainsi que l'appréciation encourageante du vieux Vexen.

- « Oh, c'est bien. » finit-il par dire.

- « Non c'est pas bien, c'est génial ! Et tout ça, c'est grâce à toi ! Merci, merci mille fois ! »

Zexion tentait à présent de lui expliquer qu'il n'y avait pas non plus de quoi le remercier comme ça, mais rien n'y faisait : le blond était devenu un véritable moulin à paroles.

- « Allez pour fêter ça, je t'emmène manger une glace ! Et pas question de te défiler ! » ajouta-t-il en voyant que l'autre adolescent allait protester. « Je connais un super glacier pas loin, ils ont des parfums absolument extraordinaires : je suis sûr que ça va te plaire ! »

Zexion finit par céder face au regard implorant du blond, non sans éprouver un étrange sentiment de joie mêlé à de l'excitation. Il ne savait absolument pas comment toute cette histoire finirait, et pour une fois, ça ne le dérangeait absolument pas.

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Sixtejun
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 23:00

Thème 3 : Facteur

Texte de Midori-chan 37


Posté à sa fenêtre depuis près d'une demi-heure déjà, Xigbar guettait silencieusement caché derrière les épais rideaux de sa cuisine. Ses années passées en tant que Sniper au sien de l'armée lui avaient appris bien des choses, en particulier à se montrer aussi discret qu'une ombre lorsque la situation l'exigeait, et il se trouvait qu'actuellement, l'exercice de toutes ses capacités était d'une importance capitale. En effet, plus qu'un dangereux criminel de guerre ou qu'un dictateur véreux, Xigbar guettait aujourd'hui la cible la plus importante et la plus difficile qu'il ait jamais eu à atteindre de toute sa carrière : son facteur.

Ah, son merveilleux facteur...

Des yeux bleus à tomber par terre, des cheveux blonds à l'air si doux au toucher, son sourire idiot constamment plaqué sur son visage, ce corps superbe sous cet uniforme austère et, plus que tout, ce superbe postérieur sur lequel le borgne aurait volontiers mit...

Xigbar arrêta ses pensées à cet instant, peu désireux de devoir aller chercher sa boîte de mouchoir dans sa chambre et de risquer de manquer sa cible. Parce qu'aujourd'hui, c'était le grand jour ! Oh oui il irait voir le mignon petit facteur, oh oui il l'inviterait à boire un verre et par dessus tout oh que oui, il ne comptait pas le laisser repartir avant d'avoir pu réaliser ses fantasmes les plus inavouables. Qu'il avait hâte !

Aha, cible en approche !

Le blondinet s'approchait en effet de sa boîte au lettre de son petit pas sautillant, à la limite du provoquant si vous lui demandiez son avis. Plus que 20 mètres, 15, 10...

Et là, ce fut le drame.

À l'autre bout de la rue, déboulant de l'allée de la petite vieille aigrie dont il ne se rappelait jamais le nom, l'instrument de la chute de tous ses plans machiavéliques fonçait inexorablement sur sa pauvre proie inconsciente du danger.

La proie en question finit cependant par remarquer le bouledogue aigri qui lui fonçait dessus en montrant les crocs, mais ce fut seulement au moment les dents du chien se refermèrent sur sa fesse droite, emportant un ample morceau de tissu avec elles.

Quand Xigbar déboula en courant dans son allée, il était déjà trop tard. Le facteur avait disparu, ne laissant derrière lui qu'une sacoche remplie de courrier à distribuer. Le borgne fixa un long moment le sac d'un jaune horriblement criard de son œil unique, puis un sourire indéfinissable apparut lentement sur son visage.

Il se baissa tranquillement pour ramasser le sac et les quelques lettres qui avaient été éparpillées autours puis retourna tranquillement jusque chez lui, non sans avoir au préalable donné un coup de pied bien placé à la petite teigne qui s'était maintenant mis à lui aboyer dessus.

Un nouveau plan venait de se forger dans son esprit calculateur, un plan encore plus parfait que ce qu'il avait pu imaginer jusqu'à présent.

Selon toute probabilité, le facteur blond aux jolies petites fesses viendrait tôt ou tard pour récupérer son bien, et alors... Alors il pourrait montrer à ce « Demyx » de quoi un homme comme lui était capable la quarantaine passée, petit jeunot ou non.

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 23:01

Texte de Laemia


« ... Sérieusement ?

-Oui.

-Euh... On doit un peu sauver les mondes en fait, on a pas le temps de jouer aux facteurs. »

Pour toute réponse, Cid adressa un regard sévère au trio.

« Z'avez bien le temps d'aller chanter sous l'océan avec une sirène et une écrevisse, alors hein... »

Sora soupira bruyamment. Il était toujours prêt à aider son prochain, cela allait de soi, mais là... Sa gentillesse avait des limites.

« Rappelle-moi pourquoi on doit faire ça, demanda-t-il à Cid.

-Les mogs sont en grève et ne peuvent donc plus distribuer le courrier. Trois jours qu'ça dure. On vous aurait pas appelé si c'était pas grave, mais là... »

Il désigna le gros sac en toile chargé de lettre et de colis en tout genre. L'Elu de la Keyblade fit les gros yeux devant la somme astronomique de travail que ça allait leur coûter.

« Mais on va mettre au moins une semaine à livrer tout ça ! s'exclama-t-il. C'est pas possible !

-En plus, intervint alors Donald, on a un, euh...

-... En parlant de chant, poursuivit Sora, je crois qu'Ariel nous attend à Atlantica.

-Oui, voilà, renchérit le canard. C'est ça. On est occupés, désolé.

-Ah bon ? s'étonna Dingo. Je me rappelle pas... Eh, mais qu'est-ce que tu fais, Donald ? »

Le volatile tentait tant bien que mal d'écraser le pied de son ami pour qu'il la mette en veilleuse, mais celui-ci, en plus de ne pas sembler avoir mal, ne comprit visiblement pas le message. Cid leur fit un sourire triomphant.

« Bon, puisque vous avez du temps libre, tout va bien ! » conclut-il en leur tendant le sac avant de s'éloigner en sifflotant une chanson paillarde.

« Misère... soupira Donald.

-Y'a qu'à nous que ça arrive, des trucs comme ça....

-Oh, allez, je suis sûr qu'en si mettant tous les trois, on aura vite finis ! » tenta de les motiver Dingo.

Après avoir empêché Donald de tuer le labrador humanoïde à coup de sorts de foudre, l'Elu de la Keyblade fut bien obligé de se rendre à l'évidence : ils allaient devoir jouer aux facteurs à la place des mogs. Génial.

« Bon, alors... On s'y prend comment ? »

Ils décidèrent finalement de se partager le travail en trois pour aller plus rapidement. Donald utilisait les sorts Gravité pour pouvoir porter plusieurs lettres à la fois et Dingo glissait sur son bouclier à travers les nombreux escaliers du Jardin Radieux. Quant à Sora, il avait emprunté un skateboard qui traînait par là pour aller plus vite. Et au moins, ça le distrayait un peu...

Il se demandait parfois si ses amis n'abusaient pas un peu trop de sa gentillesse. Il était censé sauver les mondes d'une dangereuse Organisation de Simili. En principe, il ne possédait pas le temps de faire ce genre de petits boulots. Remarque, ça l'entraînait pour son avenir professionnel... Sauver les mondes ne permettait pas d'étudier à long terme, alors bon. Quoique, il préférait encore faire serrurier que facteur... Bref, mieux valait se concentrer sur autre chose.

Il profita du fait qu'il devait livrer un colis à Aerith pour faire une petite pause et un brin de causette.

« Au fait, je peux savoir pourquoi les Mogs font grève ?

-Oh, une sombre histoire d'exploitation de masse, selon eux. Ils se prétendent sous-payés pour toutes les fonctions qu'ils remplissent à la fois.

-Je les comprends...

-Que veux-tu dire ? demanda la jeune femme.

-Rien, rien, c'est pas important, la rassura Sora avec un sourire. Et donc, ils sont vraiment sous-payés ?

-Honnêtement, je ne savais même pas qu'ils l'étaient. Ils ont toujours tout réglé dans leur coin, entre eux. Là, ils viennent de créer un syndicat.

-... Ca veut dire qu'ils risquent d'être souvent en grève ?

-Oui. »

Le châtain se retint de hurler. A la place, il se dit juste qu'à l'avenir, il devrait éviter le Jardin Radieux... On ne savait jamais, si on le mettait encore de corvée-courrier...

Et pourquoi lui, d'abord, hein ? Ils ne pouvaient pas régler leur problèmes entre citoyens ? Pourquoi Cid ou Léon ou Aerith ou Youffie ne s'en chargeaient pas ?

Il soupira.

« Tout va bien, Sora ? s'inquiéta Aerith. Tu as l'air fatigué.

-Oh, non, ça va, répondit-il rapidement. Bon, il faut que je m'y remettes si je veux avoir fini avant la nuit. »

*-*-*

Léon faisait sa ronde de garde lorsque, au détour d'une ruelle, il tomba sur une silhouette familière et haussa un sourcil. Le gamin était endormi contre un mur, à même le sol, une pile de courrier posée à côté de lui.

Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que Cid avait encore trouvé un moyen d'échapper à ses responsabilités... C'était lui, au départ, qui devait livrer les lettres en retard à la place des Mogs.

Le guerrier à la Gunblade poussa un soupir et ramassa les enveloppes, puis regarda Sora, hésitant à le réveiller – et se demandant également comment il parvenait à dormir sur une surface aussi peu confortable... Il devait vraiment être épuisé.

Le pauvre, son destin devait vraiment lui peser sur les épaules, bien qu'il ait toujours l'air enjoué et déterminé. Alors en plus, si on lui rajoutait de telles corvées...

Léon décida de le laisser là pour le moment – heureusement qu'il n'y avait personne de louche au Jardin Radieux – et d'aller finir sa tournée de courrier à sa place.

Il faudrait vraiment qu'il ait une discussion avec Cid...

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 6 au 7 mars 2014   Jeu 6 Mar - 23:02

Texte de Dawny-chan


Avec la lassitude liée à l’habitude, Terra piocha dans sa sacoche et en ressorti deux lettres avant de les mettre dans la boîte au lettre en face de lui. Il soupira un peu avant d’enfourcher son vélo de fonction et de se mettre à pédaler pour gravir la très longue et très raide côte du village. Autant il aimait faire du sport, autant il pouvait haïr le vélo depuis qu’il travaillait en tant que facteur. Le fait en lui-même de grimper une côte réputée pour donner des crampes à tous les cyclistes les plus entraînés ne le dérangeait pas. Ce qui le dérangeait, c’était de devoir s’arrêter tous les dix mètres pour déposer du courrier. Son activité professionnelle, donc, était actuellement en train de lui pourrir la vie en rendant cette montée interminable. Et comme les malheurs ne viennent jamais seuls – sinon ça ne serait pas drôle – il avait un colis à livrer, cette fois. Et ledit colis semblait peser une bonne tonne.

Après avoir déposé une enveloppe en papier kraft dans la boîte aux lettres de la famille Leonheart, Terra s’accorda une petite pause, sentant ses muscles au supplice. Pourquoi donc n’avait-il pas été assigné au centre de tri ou à la distribution en campagne profonde ?! Ses collègues avaient la chance d’avoir des véhicules de fonction ou de rester les fesses vissées sur une chaise pendant toute la journée, eux !

C’est parce que tu as la chance d’être jeune et d’être en forme physiquement, évidemment, pensa-t-il avec amertume.

Avec ce qu’il prit pour du masochisme, il remonta sur son véhicule et se remit à pédaler. Alors qu’il arrivait enfin au sommet de côte, il s’arrêta pour étirer ses muscles endoloris. Il en profita pour vérifier s’il ne devrait pas s’arrêter dans la descente pour déposer une ou deux enveloppes. Lorsqu’il se rendit compte qu’il ne restait plus que le colis, il eut du mal à réprimer un cri de joie. Il regarda l’adresse dudit colis et eut un petit sourire en voyant qu’il devait le livrer tout en bas de la rue.

Sans dissimuler son plaisir, il s’élança dans la descente à toute vitesse, en profitant pour étirer ses jambes douloureuses. Alors qu’il profitait pleinement du vent qui fouettait son visage, il se rendit compte un peu trop tard que la roue avant de son vélo s’était bloquée. Quand il se sentit partir en avant, il ne put rien faire de plus qu’un magnifique soleil. Le contact avec le sol fut … brutal. Il roula quelques mètres avant de s’arrêter dans un buisson rempli d’épines. Il eut à peine le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait qu’une voix suraiguë vint lui percer les tympans.

- Ouais ! J’l’ai eu ! Allez dire au Grand Sioux que le BlancBec a été éliminé ! Hugh !

Avec difficulté, Terra se redressa et essaya de constater les dégâts. Il était écorché de partout, mais il ne semblait pas s’être cassé quelque chose. Un petit garçon aux cheveux noirs et ébouriffés était en train de faire une sorte de danse de la victoire, se dandinant ridiculement dans son déguisement d’indien. Alertée par le bruit, une jeune femme sortit de chez elle, un bébé dans les bras.

- Vanitas, rentre à la maison !
- Nan ! J’ai descendu la menace de la terre des Sioux ! On doit célébrer ma victoire !
- On ne célèbrera rien du tout ! Rentre à la maison, ça va être l’heure d’aller à la sieste.
- Je veux pas la sieste ! Et puis je dois aller l’achever sinon les esprits ils vont me porter la poisse et ça sera ta faute !
- L’ache- quoi ?!

La jeune femme se précipita dans la rue et s’approcha de Terra, l’air profondément inquiète.

- Vous allez bien, Monsieur ? Vous n’avez rien de cassé ?
- Euh, non, je crois que ça va …
- Vous êtes sûr ? Vous saignez …
- Ca va, ce n’est qu’une égratignure …

Sans approfondir la conversation, le facteur se leva et chancela un peu, ses jambes menaçant de ne pas vouloir le porter. La jeune femme s’en rendit compte, et le força gentiment à la suivre chez elle pour qu’il puisse au moins désinfecter tout ça, le tout sur un ton qui n’autorisait aucune protestation mais quand même doux. Un peu forcé, il accepta de se faire soigner non sans avoir dégagé son vélo de la route, pour ne pas créer d’accident.

Ce jour là, Terra se dit qu’être facteur n’était pas si désagréable. Certes, il devait pédaler toute la matinée dans un paysage fortement vallonné, mais ça en valait la peine. C’est grâce à son métier qu’il avait rencontré Aqua, 21 ans, jeune assistante maternelle, magnifique demoiselle et bientôt, il l’espère, petite amie.

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