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 [OS] Skyfall

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AuteurMessage
Danaëlle
Garde de Nuit


Messages : 307
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Localisation : Pirate Cove

MessageSujet: [OS] Skyfall   Sam 31 Jan - 20:57

Titre : Skyfall
Monde : Univers Alternatif
Genre : Romance ; Angst
Personnages : Naminé, Vanitas, légèrement Axel et Kairi.
Pairing : Hétéro ; Namitas
Statut : Complet
Disclaimer : Oui enfin si je continue à m'acharner à poster ici c'est bien que rien ne m'appartient mes chéris.
Rating : T pour tortures légères - enfin non mais je sais pas les décrire - et pour hétérosexualité, lolilol.
Résumé : Naminé sentait les coups s'abattre sur son corps, lui arracher un soubresaut - Axel avait presque l'air triste de faire ça. Mais l'Erreur lui manquait tellement.  
Remarque : J'aime le Namitas. Je suis plus à fond sur KH mais vous avez besoin de Namitas. Mon but ultime est encore et toujours votre conversion à la perfection de ce ship. S'il y a des fautes, c'est à cause de Luna, parce que c'est elle qui a corrigé donc vous allez la punir elle. Oh et puis c'est un peu moche, désolée pour vos yeux. Oh et puis j'ai trop regardé Supernatural, je sais. Merci de votre attention.





Ses ailes ont été accrochées au mur à l’aide de cinq gros clous rouillés, enfoncés dans la chair et les muscles – ses hurlements ont empli la pièce, tandis que le sang tachait ses plumes d’un blanc pur. Il n’est resté, après cette terrible épreuve, qu’un lourd silence. Un silence de mort. Naminé a difficilement relevé la tête et il lui semble, bien qu’elle n’en fût pas sûre à cet instant-là et qu’elle hésite toujours à se prononcer, avoir vu quelques secondes une certaine tristesse dans les yeux d’Axel. Pitié, compassion, affection peut-être – une tendresse fraternelle qu’il a toujours su lui apporter. Être l’Ange du Châtiment n’a jamais fait de lui un monstre.

Elle est pour le moment seule, ses yeux d’une belle couleur légèrement dégradée sont clos. Mille fois, on a répété que son regard était joli ; il part d’une teinte entre azur et bleu clair pour se terminer sur une nuance plus pastelle et plus grisâtre, également. Pourtant, n’est-ce pas le cas de tous les résidents du Paradis ou presque ? Elle ne sait plus réellement. Elle n’a pas vu les nuages cotonneux qui composent sa maison et celle de ses frères et sœurs depuis longtemps. Elle n’a pas vu un membre de son immense famille – si ce n’est Axel – depuis des jours, des éternités sans doute. Le temps se dilate, les souvenirs préfèrent fuir et Naminé ne peut leur en vouloir. Qui souhaiterait rester dans une telle situation ? Certainement pas son esprit.

Ou du moins ce qu’il en subsiste.

OoO

« Naminé, tu ne peux pas faire ça ! »

Terriblement nerveuse, Kairi se mordait la lèvre inférieure tout en faisant les cent pas dans la pièce. Elle se tourna vers son amie et, plus que tout, sa sœur et, les sourcils froncés, elle posa ses mains sur les épaules de cette dernière.

« Tu ne peux pas faire une chose pareille. Les conséquences seraient catastrophiques. Tu vas être enfermée, torturée, tuée même ! Pire, on pourrait t’arracher ta Grâce et… »

Elle n’osa pas terminer sa phrase devant l’horreur de cette punition.Elle fit quelques pas en arrière pour essuyer les larmes qui s’amusaient à perler au bord de ses yeux et à brouiller sa vision.
« Tu ne comprends pas, Kairi. »

Naminé pencha doucement la tête sur le côté, son air serein lui donnait une allure d’enfant candide, naïve. Un léger sourire, teinté d’une touche de tristesse, étira ses lèvres pâles.

« Je l’aime. »


OoO

Les plumes tapissent le sol et pour certaines, s’accrochent au mur, engluées dans du sang maintenant sec. Avant, c’était son travail de balayer ce désordre, la tête baissée pour ne pas voir l’un de ses frères ou l’une de ses sœurs souffrir. À croire que celui connu sous le nom de Kushiel sur Terre n’a pas trouvé de nouvelle assistante. Peut-être qu’il n’en veut pas. Peut-être que la jeune fille lui manque, d’une certaine façon. Elle n’en sait rien.

Naminé, quand Axel n’est pas là et qu’elle a assez de force pour se prouver qu’elle est en vie, tente de dénombrer celles qu’il lui reste. Au début, ce jeu l’amusait presque. Cent, cinquante, douze, deux.

Maintenant, il n’y a plus rien à compter.

OoO

Naminé écrivait sur son bloc-note les différentes tortures infligées à cette pauvre créature avec une certaine tristesse. Sa main tremblait alors qu’elle tentait de garder un visage neutre – elle avait toujours détesté ce travail. Toutefois, elle ne pouvait se permettre de le quitter. Elle y avait été assignée par les Archanges eux-mêmes et personne n’était en droit de contester leur autorité. Elle mit un point final à sa prise de note dans un soupir soulagé et jeta un dernier coup d’œil à la chose accrochée là.

À première vue, elle avait tout d’un simple ange. Des ailes, une auréole, une beauté sibylline qu’Axel lui avait d’ailleurs reconnue un peu plus tôt. Mais ses cheveux d’un noir ébène, ses yeux ambrés, ce rictus qui se dessinait parfois sur son visage rappelaient une engeance du Diable plus qu’un enfant de Dieu, et pour cause. Naminé ne connaissait pas les détails, mais elle n’ignorait pas que cette bête était le fruit d’une expérience ratée. S’il y a une chose qu’il ne faut pas oublier et que beaucoup occultent aujourd’hui, c’est que Lucifer était un fils du Paradis. Il possédait par conséquent une Grâce, essence même des Anges. En tant qu’Archange et second descendant de Dieu, en plus de son titre de Roi de l’Enfer, sa puissance n’était plus à démontrer. Les premiers démons créés de sa main n’étaient pas que de vulgaires âmes humaines tordues et brisées à jamais. Non, ces erreurs contenaient, elles aussi, un fragment infime de la Grâce de l’ancien Archange de la Musique.

L’expérience partait d’un principe simple : engendrer un nouvel Ange à partir de ce morceau. La créature qui en résultait devait être parfaite, puissante, à l’image de Lucifer avant sa Chute. Pourtant, il ne s’agissait que d’une atroce faute corrompue aujourd’hui torturée. Peut-être espéraient-ils la remettre sur le droit chemin de la sorte ? Naminé haussa les épaules et s’apprêtait à sortir, quand une voix l’interpella.

« Hé, la blonde. Tu sais que tu es pas moche ?

- Hein ?

- Oh, par contre, t’es une vraie blonde. Ca m’arrange. Tu veux pas me faire sortir ?

-Certainement pas !

-Ah, farouche. Tu peux pas être parfaite. »

La « Faute » tenta de hausser les épaules, mais il s’arrêta très vite dans son geste et grimaça.

« Oh, douce souffrance que voilà.

-Je ne peux rien y faire.

-Je sais, je sais. Allez, dis-moi de la merde, je me fais chier. On m’a appelé Vanitas. Et toi ?

-… Naminé. »

Ce fut la première conversation d’une longue liste.


OoO

Les coups qui s’abattent sur son corps lui arrachent quelques soubresauts, mais plus aucun cri. Ses cordes vocales semblent avoir été sectionnées et la font atrocement souffrir. Le fouet continue de frapper sa peau déjà striée de cicatrices et de coupures parfois profondes, tantôt plutôt récentes, elle se rend mal compte. La douleur irradie tout son être, elle n’est qu’à demi consciente de ce qui se déroule. Axel a l'air déchaîné, frustré, enragé. Triste, peut-être. C’est ce que Naminé pense, un très léger sourire aux lèvres qui lui demande des efforts surangéliques. Il doit être désespéré de devoir faire ça.

Elle ne le sent pas, quand il arrête ses coups. Elle entend par contre ce qui ressemble à un sanglot et, pendant une minute, elle s'interroge; peut-être qu'elle était un peu plus qu’une petite sœur qu’il fallait protéger à ses yeux ? Ou peut-être se détestait-il d’avoir failli à son rôle ? La tristesse fuit toutefois rapidement – il n’est pas faible. Le sourire de Naminé disparaît, mais semble encore flotter dans la pièce jusqu’à ce qu’elle tombe dans l’inconscience la plus totale.

OoO

Elle ignorait comment décrire ce qu’elle venait de vivre. Elle était là, allongée, la respiration encore saccadée. Quand elle fut un peu plus calme, elle tourna lentement la tête vers Vanitas qui lui accorda un sourire fugace et une étreinte. Son corps nu était brûlant et la jeune femme pensa que sa peau devait être semblable aux feux infernaux. Elle songea aussi que c’était la chaleur la plus douce qu’elle connaissait. Sa Grâce était encore un peu agitée – elle voulait se mêler une nouvelle fois à celle de la créature, à celle de l’Erreur qui finirait par la corrompre complètement. N’était-ce pas déjà le cas, après tout ? Sans doute.

Elle colla sa poitrine à son torse, déposa un baiser sur son menton avant de laisser aller son nez
contre son cou. Son odeur est un mélange étrange entre le sang, le métal et la chair brûlée. Elle osa plaquer, lentement, ses lèvres sur sa peau – un léger rire résonne. Est-ce qu’il était chatouilleux ?

« Hé, princesse, je sais que je suis doué et tout, mais je sais pas si je suis prêt pour un second round. »

Un peu perplexe, elle se redressa. À genoux sur le sol, ses mains coincées entre ses cuisses et ses cheveux qui ne lui obéissaient plus vraiment ; éparses çà et là, quelques mèches retombaient sur son visage tandis qu’elle ne s’arrêtait pas de l’observer. Seule une lueur faible, blafarde, perçait à travers les rideaux tirés. La lumière glissait sur la peau pâle de Naminé dont le corps n’était pas réellement formé, entre l’enfance et l’âge adulte, encore – une poitrine relativement petite, une taille peu marquée, des hanches qui n’ont pas pris le temps de s’élargir. Cette apparence n’était pas réellement la sienne – les Anges se sont simplement changés au fil des siècles pour ressembler un peu plus aux humains. Pour être à l’image des enfants préférés de Dieu, dans l’espoir de reconquérir Son amour perdu.
Vanitas se leva à son tour, replaça ses cheveux correctement, l’air moqueur. « Tu sais même pas te coiffer. »

Elle se laissa aller contre lui pour le reste de la nuit.


OoO
Naminé n’a connu qu’une seule fois la douleur de perdre un être cher.

Sora était un Ange encore jeune, malicieux, sans réelle expérience et en quête d’aventure. C’était presque un enfant et Naminé l’adorait. C’est fou comme les choses peuvent changer en une minute – une mission sur Terre, une embuscade. Oh, ses efforts ont été salués par les résidents des sept cieux – bien sûr, comment aurait-il pu en être autrement ? Mais le fait est que, malgré ses exploits, malgré les corps des démons sur le sol, le sien s’y trouvait également. Sora était mort.

À cette annonce, Naminé a senti son cœur se serrer. Une souffrance qui s’accrochait à elle, si lourde qu’elle n’était pas sûre d’être capable de pouvoir rester debout. Oh, oui, il avait été héroïque, le soldat, il avait été beau lors de son dernier combat – mais personne n’était là pour essuyer les larmes de Naminé qui dû consoler une Kairi effondrée.

Elle se souvient aussi du regard vide d’Axel quand Roxas est parti, loin.

La jeune femme pensait ne plus jamais avoir à vivre une douleur pareille. Pourtant, c’est bien ce qui s’est passé. En pire, en bien pire.
Elle n’a pas de mot pour ça. Mais quand Axel lui a dit qu’il était mort, elle est restée immobile.

Elle ne sait plus si elle a pleuré.

Elle ne sait plus si elle est en vie, maintenant.
OoO

« Viens, je vais te sortir de là.

-T’es suicidaire, princesse.

-Ils ne sauront pas. Ils vont te tuer, si tu restes là. »

Naminé regarda encore autour d’elle et lui tendit sa main. Elle n’eut toutefois pas le temps de faire un geste de plus – quelqu’un de bien plus fort qu’elle s’empoigna de ses deux ailes à des endroits extrêmement sensibles. Elle hurla de douleur avant de sombrer dans l’inconscience – elle ne sut jamais qui l’avait arrêtée de la sorte. Était-ce Axel ?

Ce fut en tout cas la dernière fois qu’elle le vit.

OoO
Son corps tombe dans un bruit sourd, sans doute amorti par les plumes sur le sol. Lentement, elle sent qu’on la redresse et que son visage certainement sale de poussière et de sang est nettoyé avec une douceur presque maternelle – concept qui lui est pourtant inconnu. Une voix qui lui est familière, mais qu’elle ne parvient pas à identifier clairement lui chuchote quelques mots qu’elle ne comprend pas. Peut-être va-t-elle enfin mourir – elle attend cet instant depuis si longtemps.

Son corps est encore déplacé pendant une durée qu’elle ne sut déterminer. C’est une sensation qu’elle n’avait pas connue depuis son incarcération qui lui fit entrouvrir péniblement les paupières – le vent contre sa peau, la lune, les étoiles qu’elle entraperçut avec difficulté. Lentement, elle sent son corps être posé sur un nuage – elle reconnait cette consistante cotonneuse, presque irréelle.

« Tu vas me manquer, quand même. C’est que je commençais à bien t’aimer, mais je suppose que j’ai pas le choix. T’en fais pas. Je suis sûr que tu vas le retrouver. T’as le chic pour avoir des romances un peu ridicules, non ? On dirait un mauvais film, tu sais. Désolé, tu vas sans doute avoir mal, mais ça va passer. Passe le bonjour à Roxas de ma part. »

Naminé se sentit basculer dans le vide – une douleur atroce, une odeur de chair brûlée.

Elle n’a jamais songé qu’une puanteur pareille pouvait avoir quelque chose d’aussi rassurant.

OoO

« Je t’aime.
-Génial, ça vire romantique. »

Vanitas leva les yeux au ciel, quoiqu’un petit sourire restait accroché sur son visage – merde, il devait avoir un air niais au possible. Comment c’était possible d’être aussi ridicule ? Il soupira un peu – elle devrait pas aller travailler, sa blonde ? Aller voir le tortionnaire roux ? Pas étonnant qu’il torture, avec des cheveux pareils, il a du morfler toute sa vie.
Enfin, n’empêche, ce fut sans doute plus fort que lui quand il sortit un vague « moi aussi ».

Peut-être parce qu’il l’aimait vraiment, cette stupide Ange – peut-être parce que l’idée de la corrompre l’amusait également, un peu. Il n’en a jamais eu la parfaite certitude. La seule chose qu’il pensait être une vérité, c’est qu’il ne voulait pas la voir disparaitre complètement.

OoO

Naminé marche lentement dans les rues enneigées. C’est un jour de décembre, le six plus exactement – le nez levé en l’air, elle observe un instant le ciel grisâtre qui tire sur le blanc. Elle aime ce genre de temps où l’on peut confondre l’immensité là-haut et l’horizon, où les nuages et le sol semblent être la même chose. Elle laisse un sourire fleurir doucement sur sa bouche et reprend sa marche quand une silhouette, sur le trottoir d’en face, attire son attention.

Il s’agit d’un jeune homme, cigarette perdue entre ses lèvres, qui a l'air d'attendre. Quoi ? Elle l’ignore et, de toute façon, ce n’est pas quelque chose qui la regarde.

Peut-être devrait-elle traverser la route, le rejoindre, de l'accoster – quelque chose en elle hurle de le faire. Naminé secoue simplement la tête – c’est ridicule, depuis quand est-ce une nécessité de parler à des inconnus ? Finalement, elle le remarque; il la fixe en retour et elle distingue deux cercles ambrés autour de prunelles ténébreuses – ce doit être un adolescent gothique quelconque qui trouve hilarant de mettre des lentilles de couleur. C’est forcément cela.

Naminé sent ses joues rougir, elle baisse la tête et trace son chemin.

Elle a sans doute dû rêver.

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