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 Nuit d'écriture du 13 juin 2015

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MessageSujet: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 19:06

Postez vos textes ici ! Un post par texte que vous pourrez éditer plus tard à votre convenance.
Veuillez préciser le numéro et le nom du thème que lequel porte votre OS !

Thème 1 : Couvertures
Thème 2 :
Thème 3 :
Thème 4 :
Thème 5 :
Thème 6 :
Thème 7 :
Thème 8 :
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 19:42

Le grand fantôme du forum a gobé ce message. Oups.


Dernière édition par Crimson le Lun 13 Juil - 12:49, édité 1 fois
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Amestri
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 19:46

Thème 1 : Couvertures

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'eut que très peu de temps pour réagir.

Mais en même temps, qui aurait bien pu lui en vouloir ?

Entre le réveil datant de moins de cinq minutes, une mission des plus difficiles qui l'avait tout simplement laissée sur les rotules et une soirée de plus passée à devoir supporter cette bande d'imbéciles qui osait se nommer Organisation, on ne pouvait certainement pas reprocher à Larxene de n'avoir entendu les pas résonnant dans le couloir que lorsque ceux-ci se trouvèrent à moins de trois mètres de la porte de sa chambre, n'est-ce pas ?

Ça plus le fait que Saix ne semble pas considérer utile de frapper avant d'entrer, cela va de soi.

« Je peux savoir ce que tu veux ?! cracha aussitôt la Nymphe Furieuse sur la défensive, remontant un peu plus les couvertures sur sa poitrine dénudée afin de conserver un minimum de pudeur.

— Il y a une heure que tu devrais être partie à Atlantica, répondit son interlocuteur d'un ton parfaitement monocorde, pas dérangé pour un sous parce ce qu'il avait devant les yeux.

— C'est pas cet imbécile de Numéro IX qui devait y aller ? le contra-t-elle tout en lui lançant un regard accusateur. »

Le Devin Lunaire poussa un profond soupir qui ne fit qu'accroître un peu plus son agacement.

« Si, et si tu prenais également le temps d'écouter ce qui se dit pendant la réunion du soir, tu saurais que sa place t'a finalement été attribuée car il est vite apparu au Supérieur que la Mélopée Nocturne mettrait plus d'énergie à aller barboter avec les sirènes qu'à rechercher des informations concernant ce Monde. »

Tiens, maintenant qu'il en parlait, ce changement de dernière minute lui disait effectivement quelque chose...

« Même, ça te donne pas l'autorisation d'entrer dans ma chambre comme ça ! insista-t-elle malgré tout.

— Contente-toi de faire ce qu'on te demande, grinça Saix en se massant les tempes, sentant déjà la migraine de 10 heures du matin pointer le bout de son nez.

— Oh mais avec joie, Numéro VII, mais si tiens tant que cela à me voir sortir de là, il serait plus que bienvenue que tu dégages le plancher, si tu voix ce que je veux dire. »

Semblant comprendre où elle voulait en venir et même si il trouvait cet excès de pudeur proprement ridicule, Saix n'insista pas et la laissa enfin seule, refermant la porte avec un peu plus de force que nécessaire derrière lui.

Larxene quant à elle attendit une bonne minute pour s'assurer que son supérieur hiérarchique ne reviendrait pas, avant de brusquement éclater de ce rire perçant dont elle avait le secret et de s'exclamer :

« Bon sang, on l'a échappé bel ! »

Elle souleva enfin la couverture sur ces mots et en regarda avec amusement une tête brune en émerger, tête brune qui prit au passage une profonde bouffée d'air frais d'ailleurs.

« J'ai bien cru qu'il n'allait jamais partir, c'est fou ce qui peut faire chaud là-dessous ! lui répondit-on simplement, et Larxene se surprit à sourire discrètement. »

Elle ne savait plus exactement comment leur relation avait pris une telle tournure, mais ce qui était certain, c'est qu'elle n'oublierait jamais comment tout ceci avait commencé.

Au début, il s'était juste agit de tourmenter la nouvellement arrivée Numéro XIV, de la rendre folle comme elle seule en avait le secret et pourquoi pas qui savait prendre un peu de bon temps entre deux moqueries en l'initiant aux divers plaisirs de ce monde. Après tout, la blonde avait toujours été très douée pour obtenir tout ce qu'elle désirait.

Ce à quoi elle ne s'était pas attendu en revanche, c'est à la bienveillance que lui avait toujours témoigné Xion peu importe ce qu'elle pouvait bien faire, un caractère auquel elle avait fini par s'attacher jusqu'à en arriver à difficilement imaginer comment elle pourrait supporter sa non-existence si on venait un jour à la lui retirer.

« Tu n'y vas pas ? »

Larxene sortit de ses penses sur ces mots et observa un instant deux grands yeux bleus interrogateurs, avant de déposer un baiser espiègle dans le creux de son cou.

« Si, il va bien falloir. Ce soir même heure ? »

Et à cet instant, la Numéro XII découvre à nouveau à quel point tout ce que ces imbéciles bornés qui leur servent de supérieurs peuvent bien penser lui est égal.

Car elle sait que ce qu'elle ressent au creux de sa poitrine à la vue du sourire éclatant que lui lance Xion pour toute réponse est bien réel, quoi que Xemnas pourra jamais en dire.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 19:59

Thème 1 : Couvertures


Le camping de ce soir se révélait être un véritable succès. Tout avait été rendu possible grâce à la participation de tous les organisateurs de l'événement :

Riku s'occupait du barbecue, Naminé ayant pris toute la viande et les pommes de terre qu'elle avait trouvé à moitié prix à la superette. Roxas et Xion, eux, ils s'étaient mis en tête de s'occuper de l'animation et de la musique. On avait même réussi à faire venir Vanitas, que Ventus occuperait jusqu'au lendemain. Kairi avait été nommée gardienne du foyer. Quant à Sora... Ses guimauves eurent beaucoup d'admirateur autour du feu.

Les adolescents n'avaient pas eut besoin de beaucoup de choses. Avec un peu d'ambiance, des plaisanteries et des grognements de la part de Vanitas, tout le monde trouva son compte jusqu'à ce que la nuit tombe sur eux. Là, les jeunes s'étaient improvisé aventuriers et avaient prévu le coup depuis ce matin-là; les filles avaient construit une cabane, aidées par Riku (car tout le monde savait que Riku était fort pour ce genre de choses).

« La vache ! » S'écria Sora, admirant le travail que les demoiselles avaient durement caché pour faire une surprise. « Vous avez fait ça toutes seules ? »
« Riku était avec nous. » S'empressa d'ajouter Naminé, faisant rougir l'intéressé. « J'ai fait les plans. Kairi a découpé les planches, Xion les a arrangé... Et Riku nous a aidé dans un peu tout. »
« On a aussi fait plusieurs cases pour ne pas qu'on se roule dessus pendant la nuit. » Ajouta Xion d'une voix experte.

Les garçons se regardèrent d'un œil navré, se demandant comment des filles pouvaient faire tout ça sans eux. Vanitas, lui, il se contenta de marmonner avant que Ventus ne lui claque l'arrière du crâne. Très vite, les deux se coursèrent sur la plage, le blond essayant d'échapper au brun furibond. Derrière eux, Roxas et Sora encourageaient leurs jumeaux respectifs.

« Allez, moi je vais me pieuter. » Annonça Riku, le plus vieux d'entre eux tous (d'un an).
« Comme les vieux. » Se moqua Xion, ricanant avec Naminé.
« Alors, le vieux va choisir la meilleur couverture pour lui. »
« Cherche pas, Riku. T'es grillé ! N'oublie pas d'aller chercher un verre pour ton dentier. »
« Tes paroles sont jalousie à mes oreilles ! »

Bien que l'ambiance soit à la bonne humeur et à la plaisanterie, tout changea très vite lorsque la réalisation les frappa. Leur aîné avait raison et s'ils ne se dépêchaient pas, ils allaient finir avec les couvertures en laine et –tout le monde le savait– celles-là les irriteraient pendant la nuit ou pire : elles les piqueraient.
Ventus fut le premier à se ruer à l'intérieur de la cabane, suivit de son poursuivant. Alors, une bataille explosa à l'intérieur de la construction en bois. Personne ne voulait dormir avec lesdites couvertures en laine, et cela se comprenait.

« Allez, c'est pas très grave, Sora. »

Kairi se retenait de rire devant la mine dépitée de son brun préféré. Ce dernier reniait qu'il puisse avoir perdu la guerre. La rousse secoua doucement la tête et s'allongea sur son matelas gonflable. Après quelques secondes elle s'éclaircit la gorge et pointa la place libre à côté d'elle.

« Si tu veux, tu peux dormir avec moi. » Suggéra-t-elle, avant que la voix de Roxas, une case voisine ne s'élève.
« Faites pas de bêtises ! »

Il y eut un bruit de claque, ce que tout le monde assimila à Xion corrigeant son petit ami.

« J'en connais un qui ne fera pas de gosses ce soir. » S'amusa Vanitas.
« Moi aussi ! On ne peut pas en avoir ! »

Les adolescents se mirent à rire, le blond s'amusant de la réaction du brun qui faillit étouffer dans son sac de couchage, celui qu'il partageait avec lui, il en allait de soi. Après plusieurs instants, on entendait déjà Riku ronfler et Naminé grogner.

« Allez, viens. » Chuchota Kairi, attirant Sora à elle.
« Euh... T'es sûre ? »
« Bah, oui ! »

L'adolescent n'émit aucun autre refus, se contentant de hocher la tête et de prendre place sur le matelas gonflable. Ce dernier couinait sous leur poids ou dès qu'ils bougeaient, mais ce n'était pas un problème, puisque tout le monde était trop fatigué pour ne pas réussir à s'endormir à cause du bruit.
Une fois confortablement installé, Sora remarqua que lui et Kairi se regardaient dans la pénombre. Il aurait juré qu'il se serait mis à fondre s'il n'avait pas été un être humain. Pire, il se serait sûrement changé en guirlande rouge de Noël. Néanmoins, il était ce qu'il était : un adolescent. Alors il se décida de fermer les yeux pour ne plus voir son amie.

« Sora. Sora ? »

La voix de Kairi l’appelait. Le son était bien trop proche et l'odeur de sucre caramélisé et de saucisse trop présent pour que cela soit une hallucination.

« Hé, tu dors ? » Insista la rousse, se rapprochant doucement.

Le brun aurait pu avoir un mouvement de recul, se sentant plutôt gêné d'avoir le privilège de dormir avec elle. Il ne voulait rien faire qui pourrait paraître suspect et briser leur amitié. Enfin, tout le monde le taquinait déjà au sujet de Kairi, cela ne semblait pas déranger la jeune femme plus que de raison.

« Pas encore. » Murmura le brun, ouvrant un œil. « Tu n'arrives pas à dormir ? »
« Non. On a passé une bonne journée, j'ai pas envie que ça se finisse maintenant. »

L’aveu chuchoté de son amie lui donna le sourire. Elle pouvait être adorable. En fait, elle était assez mignonne, ça, il ne pouvait se le cacher.

« On a encore la journée de demain. »
« Mais c'est demain, c'est encore loin. » Se plaignit doucement la jeune femme, se massant doucement les doigts avant de jeter un coup d’œil à Sora. « Dis... Je peux te demander un truc ? »
« Euh... »

Là, le cerveau du brun fonctionna plus qu'il ne l'aurait jamais penser. Il déglutit doucement et opina du chef. Son cœur battait au creux de sa poitrine, lui faisant se demander si quelqu'un d'autre pouvait l'entendre.

« Bien sûr. Tout ce que tu veux. »
« Je peux t'embrasser ? »

De tous les scénarios qu'il s'était imaginé, celui-là lui aurait presque donné envie de bondir jusque dans les étoiles. Cependant, il ne le pouvait pas, alors il se pinça les lèvres et eut tout le mal du monde à sortir les mots suivants :


« S'il te plaît. »
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Amestri
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 20:26

Thème 2 : Verre

Une, deux, trois, une infinité, une infinité de gouttes de ce liquide ambré qui ricochent contre ce vieux verre usé.

Ce n'est pas le premier. Ce n'est certainement pas le dernier.

Et pourtant tu continues, jusqu'à l’écœurement, jusqu'à ne plus pouvoir réfléchir correctement, jusqu'à tu l'espères enfin oublier.

Mais au fond de toi, tu sais bien que c'est impossible.

Impossible de te sortir de la tête ce rire trop spontané, ce sourire trop sincère et ces yeux bien trop bleus pour seulement appartenir à un être humain. Sans doute parce que tu les aimes trop.

« À en crever plutôt, te corriges-tu avec une ironie mordante, avalant ce nouveau shot cul-sec. »

Oh oui tu les aimes cette saloperie de rire, ce foutu sourire et ces sales yeux trop brillants de sincérité, incapables de mentir à qui que ce soit ou alors pour un temps très limité.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il a répondu à tes avances comme il l'a fait ce soir, n'est-ce pas ? Parce que cette putain de sincérité l'empêchait de te faire du mal en te faisant espérer, en te permettant de vivre dans l'illusion qu'un jour, peut-être, il y aurait tellement plus entre vous.

« Je suis désolé Roxas, je t'aime beaucoup, sincèrement, mais pas comme ça. »

Pas comme ça.

Pas comme ça.

Pas comme il a aimé Kairi un jour, pas comme il aime Riku à présent.

Pas comme ça.

Même après avoir grandi et passé l'intégralité de votre vie ensemble, même après avoir toujours été là pour lui là où les deux autres ne le pouvaient pas forcément.

Pas comme ça.

Un sourire torve étire tes lèvres, un sourire cruel dont s'échappent presque sans que tu  en aies conscience des mots tout aussi venimeux.

« Tu es cruel, Sora, bien plus cruel que les gens peuvent le croire. Mais ce n'est pas grave, ça n'a plus d'importance. Puisque maintenant tu n'auras plus jamais l'occasion de l'être, n'est-ce pas ? »

Et tu éclates de rire, un rire qui se réverbère longuement contre les meubles de cet appartement qui n'est pas le tiens, un appartement dans lequel tu t'es rendu quelques heures plus tôt avec une idée bien précise en tête, un appartement dans le salon duquel se trouve désormais une mare rouge vermeille, superbe couleur qui ne cesse de s'étendre et de s'étendre à mesure que les gouttes défilent.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 20:53

Théme 2 : Verre

Depuis qu'elle était toute petite, Kairi était fascinée par les breloques. Non pas par les breloques en elles-mêmes, mais, le mot. Seulement, personne ne l'avait encore compris, puisque la petite fille n'osait pas éclairer le malentendu.
Alors, à son anniversaire, aux autres fêtes et événements, on lui offrait toujours des boîtes de petits matériaux divers et variés.

Ne voulant gêner personne, elle s'était dit que ce n'était pas si mal. Alors, elle créait des petits bijoux, des porte-clés et d'autres choses. Non contente d'être complaisante, elle était aussi douée pour faire ces petites choses.
Très vite, ses amis et ses parents l'encouragèrent à continuer sur cette voie. Cela n'embêtait pas Kairi, puisqu'elle pouvait encore utiliser le mot : breloques. Cela lui suffisait amplement.

De petits bracelets en perles, la jeune fille passa à d'autres choses seyant son âge au fil du temps.
Son talent s'élargit à un plus large panel, lui faisant toucher à de la mosaïque, du métal. Tant et si bien, qu'après avoir fini son BAC Métallurgie, sa meilleure amie lui proposa d'ouvrir un petit magasin en ville.

Les années et les relations aidant, ce petit commerce marcha très bien. Kairi créait de plus en plus de choses, tout en se détachant de plus en plus des breloques. Finalement, après deux ans, la jeune femme ne faisait plus que des choses compliquées et sa meilleure amie, Naminé, se détacha de leur projet, préférant reprendre des études pour quelque chose de plus sérieux.

« Regarde, Ven. C'est le porte-bonheur dont je te parlais ! »

Aujourd'hui, la jeune femme avait vingt ans. Un groupe de touristes venu de Départ était en visite aux Jardins Radieux depuis le début de la semaine. Aujourd'hui était aussi samedi, leur dernier jour et tous se ruaient dans les boutiques, concentré dans leur missions souvenir sacrée.
Kairi relava la tête du comptoir, jetant un regard doux à deux blonds en train de contempler un porte-bonheur crée l'année passée et qui avait eu beaucoup de succès auprès des adolescents.

« C'est une Éclaireuse. » Leur fit remarquer la rousse, marchant lentement jusqu'aux deux jumeaux blonds.
« Cool. Faut que je dise ça à Vani ! » S'empressa d'ajouter le dénommé Ven, laissant l'autre en plan.

Ces deux-là semblaient avoir dans la vingtaine, tout au plus. Désormais seul, l'autre se mit à soupirer.

« Qu'il est énergique. »
« Vous allez avoir des clients aujourd'hui. » Lui dit-il sur un ton de confidence. « Ven est très fort pour ce genre de chose. »
« Oh, j'ai hâte de voir ça. »

En effet. Une fois revenu, le blond était accompagné d'un groupe. Tous semblaient de bonne humeur et s'intéressaient aux objets mis en vente. Puis, au milieu de ces personnes, il y avait un brun, furetant de-ci de-là. Il portait un short trop grand pour lui et une veste trop courte.
Ce détail amusa Kairi qui s'approcha de lui.

« Tu cherches un cadeau pour ta petite amie ? » Lui demanda-t-elle, le faisant violemment sursauter, le faisant presque crier comme une mouette. « Oh, pardon. »

Le brun semblait stressé et regardait partout autour de lui. Lui avait-elle fait peur à ce point-là ? Kairi cligna des yeux et recula d'un pas. Cela calma le jeune homme qui prit son temps pour respirer, avant de lui jeter un regard navré et de secouer la tête.

« Alors... Juste un souvenir ? » Essaya-t-elle de deviner.

Là, le brun secoua vivement de la tête, souriant comme un bienheureux.

« Ah ! Je pense que j'ai quelque chose qui peut convenir. Par là, suis-moi. »

D'un pas léger, elle l'emmena à un étalage où plusieurs porte-bonheurs s'étendaient. Il y avait des Éclaireuses, mais aussi des Tendres Promesses en coquillage, des Chaînes Royales en métal. Ce dernier attira l'attention du brun qui s’empara avec précaution du collier fait de chaîne et d'une couronne.

« C'est une Chaîne Royale. » L'informa-t-elle avec un petit sourire. « C'est un porte-bonheur pour les garçons. C'est de l'acier, donc c'est très résistant. J'en ai aussi en argent, si tu préfére. »

Les yeux du brun s'illuminaient et il lui sembla presque qu'il piaillait ou riait joyeusement. Rapidement, il fit un détour par un miroir et essaya le collier avant de revenir vers elle. Une fois, deux fois, il tourna sur lui-même et exécuta une révérence qui fit rire la rousse.

« Je vois que ça te plaît... »

Avant qu'elle ne puisse finir sa phrase, un autre jeune homme ressemblant presque au premier s'avança vers eux. Celui-là avait les cheveux noirs et portait apparemment des lentilles dorées.

« Sora, dépêche-toi, tu fais attendre tout le monde devant la caisse ! »

La caisse ! Elle avait complètement oublié ça. Aussi rapidement qu'elle s'en était rendu compte, elle enjamba les quelques pas la séparant du comptoir de la caisse et fit passer les achats un par un.
Tout cela lui prit plus d'une vingtaine de minutes, durant lesquelles son esprit s'était concentré sur les chiffres et quelques sourires. Puis, le dénommé Sora termina la file, son collier entre les mains.

« Alors, tu es conquis ? »

Le brun acquiesça, contemplant son achat avec passion. Il jeta un regard à Kairi et lui sourit sans qu'il ait de réelle raison pour. La rousse l'admira un instant, avant de secouer la tête, de faire passer le collier et d'en enlever le prix.

Lorsque les touristes quittèrent sa boutique, Kairi repensa à ce garçon souriant, ce Sora. Peau hâlée, cheveux bruns, grands yeux bleus... Il était en tout point différent de tous les habitants des Jardins Radieux. Peut-être venait-il des Îles du Destin. Ceci expliquerait cela. La rousse soupira doucement et se mit à chantonner, remplissant de nouveau les étalages.

Soudain, elle entendit comme un pas de course. La porte de son magasin s'ouvrit à la hâte et Sora courrait de nouveau vers elle. Il s'arrêta, les mains sur les genoux, haletant comme un dingue. Cela surprit la jeune femme qui se retourna et le contempla curieusement.

Avant qu'elle n'ait eut la chance de dire quoi que ce soit, le brun lui tendait une petite carte.

« Oh, merci ? »

Kairi prit ce qu'il lui tendait et le jeune homme sembla ravit. Rapidement, il baissa la tête, fit une courbette et repartit à vive allure, comme s'il n'avait déjà pas courut un marathon avant.

Quel drôle de garçon... Pensa la jeune femme, amusée. Elle déplia la petite carte et en lu les mots.

Sora Aestas
Souffleur de verre – Entreprise Playground 
7 allée de la baie, Mainland, Îles du Destin

Au dos, il y avait aussi un numéro de téléphone, avec marqué : Faisons connaissance, si tu le souhaites ! : )


Kairi cligna plusieurs fois des paupières et jeta un regard confus à la porte de son magasin, là où le brun avait disparu quelques secondes auparavant. Puis, elle se mit à sourire, secouant doucement la tête. 

Quel drôle de garçon, décidément.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 21:45

Thème 3 : Achlutophobie

Allongé au fond de son lit à fixer le plafond depuis deux bonnes heures déjà, le jeune Riku serrait désespérément les dents à s'en faire mal à la mâchoire, refusant de céder dans l'adversité.

Il était un grand garçon désormais, un grand garçon de huit ans et demi, et comme tous les grands garçons de son âge, c'est avec bravoure qu'il avait demandé il y a une semaine de cela à sa mère d'enfin retirer du mur la vieille veilleuse en forme de fruit Paopu qui avait illuminé chacune de ses nuits d'une douce lumière orangée depuis sa plus tendre enfance.

Sept nuits qu'il pouvait à présent se targuer d'avoir grandi, mais également sept longues nuits passées à guetter les moindres ombres se mouvant au gré du passage des nuages devant l'astre lunaire dans les coins les plus obscures de sa chambre, ces dernières prenant bien souvent des formes dont il ne parvenait que très difficilement à détourner le regard, alors comme complètement paralysé.

Il fermait alors les yeux avec violence et se repliait sur lui-même, attendant de longues heures durant l'aube qui ne manquait jamais d'arriver le lendemain matin, fidèle au rendez-vous.

Mais pas ce soir.

Ce soir, il ne pouvait pas se permettre de gesticuler dans tous les sens, de laisser quelques larmes lui échapper comme cela arrivait parfois à sa plus grande honte ou même de laisser transparaître son malaise de quelque manière que ce soit.

Parce que ce soir, son meilleur ami avait été invité à dormir chez lui comme c'était souvent le cas depuis qu'ils se connaissaient, et qu'il était absolument hors de question qu'il montre un quelconque signe de faiblesse devant Sora.

Question de fierté mal placée, mais également et surtout de principe : il était l'aîné, point barre, et de ce fait ne pouvait pas se permettre de montrer la moindre incertitude, n'est-ce pas ?

C'était cependant plus facile à dire qu'à faire, mais jusqu'ici il tenait relativement bien le coup, s'astreignant à ne pas laisser son regard vagabonder ailleurs qu'au plafond jusqu'à ce que le sommeil vienne enfin le gagner.

Ça, c'était avant qu'un mouvement anormal n'attire subitement son attention sur sa gauche, cela va de soi.

Riku ferma aussitôt les yeux et serra les poings aussi fort qu'il le pouvait, allant jusqu'à enfoncer les ongles dans les paumes de ses mains.

« Ça n'est pas réel, il n'y a rien du tout, rien de tout ça n'est réel, c'est juste dans ta t... »

Le bruit du parquet qui grince était cependant pour sa part bien réel, de même que le glissement souple des couvertures le long de son corps jusqu'à se retrouver à moitié exposé à l'air frais de la nuit.

Pourtant à aucun moment Riku ne rouvrit les yeux ou même ne bougea, complètement tétanisé et incapable d'émettre le moindre son.

Pas même lorsqu'un poids supplémentaire vint s'ajouter sur son matelas.

Pas même lorsqu'un souffle qui n'avait rien d'un courant d'air vint lui chatouiller la joue.

Pas même lorsque deux petits bras vinrent maladroitement faire le tour de sa taille, l'attirant ensuite contre un corps chaud et, réalisa-t-il après quelques instants, particulièrement réconfortant.

« Faut pas avoir peur, Riku, moi je laisserai jamais les méchants monstres qui se cachent dans le noir te faire du mal, avait-on soudainement commencé d'une voix endormie à ses côtés, et Riku avait enfin ouvert les yeux pour lancer un regard interloqué à son meilleur ami. »

Ce dernier lui sourit de toutes ses dents malgré son manque évident de sommeil, puis avait poursuivit avec sérieux :

« Je viendrais toujours te chercher, même s'il fait encore plus noir qu'au fond de la grotte secrète en pleine nuit, alors n'aie pas peur, d'accord ? »

Riku avait acquiescé, lentement, profondément rassuré par cette promesse qui à l'époque leur paraissait des plus pertinentes à tous les deux alors que les adultes auraient sans aucun doute ris à la comparaison utilisée par le plus jeune.

Pourtant ces mots, Sora les pensait de tout son cœur, à cet instant comme à tous les suivants, et ce même lorsque les monstres tapis dans le noir ne furent plus le simple fruit de leur imagination mais bel et bien réels.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 21:46

Thème 3 : Achlutophobie

Elle lui avait dit qu'elle l'attendrait. Lui, qu'il reviendrait.
Il lui avait dit de prendre soin d'elle. Il lui avait promis de le faire.
Même aujourd'hui, elle l'attendrait, puisqu'il reviendrait.
Même aujourd'hui, il le ferait.

Sora contemplait Tendre Promesse dans sa main, le souvenir de Kairi lui caressant doucement la mémoire. Au-dessus de sa tête, le firmament s'évaporait en un milliard d'étoiles brillantes. Pas une pointe de vent ou un seul nuage n'était là pour gâcher la soirée.
Dingo et Donald dormaient autour du feu de camp, le laissant seul avec ses pensés et un criquet insomniaque ou inquiet pour lui, au beau milieu d'une prairie aux herbes hautes.

« Je connais ce regard-là, mon garçon. »

Surprit, le brun releva la tête, fronçant légèrement des sourcils en secouant la tête, avant de soupirer.

« Que t'arrive-t-il, Sora ? » S’enquérait déjà Jiminy, bondissant jusqu'à la masse capillaire de l'adolescent.
« C'est juste que... »

Bien que les mots se bousculaient dans sa gorges, ils se mélangeaient aussi dans sa tête et l'empêchait de penser clairement. Aussi, il grogna de frustration et se renfrogna, Tendre Promesse disparaissant au creux de sa paume qu'il referma en poing.

« Je suis juste fatigué. »

Le chroniqueur royal n'était pas dupe, était aussi loin d'être stupide. Cependant, si le jeune garçon ne voulait pas s'ouvrir à lui, il ne pouvait pas non plus l'y forcer. Seulement, ce n'était pas comme s'il allait oublier tout ce qu'il se dirait ici non plus. Peut-être que l'adolescent avait besoin d'un confident, même pour un moment.

« Si ton nez pouvait s'allonger, je suis sûr que des oiseaux pourraient y faire leur nid. » Commença l'insecte d'un ton sage.
« Ah. »
« Kairi te manque ? »

Là, l'adolescent se crispa et marmonna quelque chose que ni lui, ni le criquet ne comprirent. Cependant, il lui semblait qu'il avait visé juste. Déjà, il lui sautait sur la main.

« C'est normal, mon grand. Nous avons tous quelqu'un qui nous manque, cela ne fait pas de toi quelqu'un d'inapte à continuer l'aventure. »

Sur ces mots, l'adolescent sembla s'apaiser et il fit même la moue.

« Est-ce que les gens ont normalement peur dans ces cas-là ? » Demanda-t-il d'une petite voix, le regard fixé sur Jiminy qui prit place entre ses jointures.
« Beaucoup, oui. Mais, garde en tête que cette peur peut être bénéfique et qu'il faut l'écouter de temps à autre. »
« Comment ça ? »
« La peur est là pour te prévenir d'un danger, qu'il soit réel ou non. La peur de perdre l'autre, la peur que l'autre nous perde... Parfois, ton cœur peut quelque fois s'emmêler les pinceaux, alors c'est à toi de juger si cette peur est rationnelle ou non. »

Sora plissa des yeux, ses lèvres se pinçant doucement.Il ne savait pas vraiment s'il comprenait tout ce qu'il venait de lui dire, mais, il en saisit quelques bribes et cligna des paupières, montrant qu'il suivait.

« Et la peur des Ténèbres ? »

Jiminy leva un sourcil, se demandant ce qu'il se passait dans la tête du garçon. Était-il en train de penser à Riku ou à lui-même ? Le sage insecte choisit de laisser le bénéfice du doute et de prendre les deux choix en compte.

« La peur de succomber aux Ténèbres ? »
« Non. D'y rester prisonnier à jamais, de rester prisonnier de ses propres Ténèbres. »

L'adolescent ramena ses genoux contre son torse et les enserra avec ses bras, faisant déménager le chroniqueur royal qui bondit dans l'herbe tiède. Ce garçon ne pouvait-il donc pas s’inquiéter pour lui-même ?

« Hm... J'ai un jour entendu quelqu'un de très sage dire ces mots : Le cœur peut être faible. Parfois même, il peut se soumettre. Mais j'ai appris qu'au fond de lui il y a une lumière qui ne s'éteint jamais. »

À ces mots, Sora pouffa légèrement de rire et secoua doucement la tête.

« C'est bizarre... » Murmura le brun en prenant une moue pensive. « J'ai déjà entendu ça quelque part. Cette personne doit être un véritable génie ! »


Les deux se mirent à glousser, manquant de réveiller Donald et Dingo, ce dernier ronflant paisiblement sans prêter grande attention au reste.
Silencieusement, le brun mima un : merci, à Jiminy, ce dernier lui faisant un clin d’œil amusé.  

Au-dessus d'eux, les étoiles se couvraient d'un léger voile noir.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 21:59

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Amestri
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 22:29

Thème 4 : Fenêtre

Lorsque Ventus prenait le temps d'y réfléchir sérieusement, il ne pouvait s'empêcher d'être surpris d'à quel point toute cette histoire avait commencé de la manière la plus banale qui soit.

Ça n'avait pas pris grand chose sincèrement, juste le stupide chat de son colocataire qui s'était pendu une fois de trop aux rideaux de la fenêtre de sa chambre et avait fini par les entraîner avec lui dans sa chute, bousillant au passage la tringle déjà branlante depuis plusieurs années.

Il s'était juré de s'en occuper le plus rapidement possible, son habitat naturel désormais visible aux yeux de tous à chaque heure du jour et de la nuit, mais avait laissé les jours progressivement se transformer en semaines sans même en éprouver le moindre remord, tant par manque de temps que par la tournure des plus... Intéressantes qu'avait pris cette situation.

Au début, il pensait que son imagination lui jouait tout simplement des tours, qu'il était juste paranoïaque et ferait mieux de passer moins de temps à lire les journaux où on lisait chaque jour des histoires plus sordides les unes que les autres.

Puis il avait bien fallu se rendre à l'évidence : c'était bien lui que ce mystérieux voisin d'en face dévisageait chaque fois qu'il se changeait ou presque, dardant son regard à l'étrange couleur dorée sur le moindre de ses mouvements, lui donnant l'impression que le moindre centimètre carré de peau exposé à ses yeux prenait feu.

Et contrairement et à ce à quoi il s'était attendu, cette situation ne semblait pas le déranger, bien loin de là.

Car jusqu'à preuve du contraire, son cher voisin n'avait pas encore conscience d'avoir été découvert,   permettant au blond de s'amuser bien plus que ce qu'il n'avait cru possible.

Et il n'y avait pas à dire, voir le regard de l'autre s'écarquiller et ses joues se teinter légèrement de rouge chaque fois qu'il prenait sois-disant inconsciemment une pose suggestive avait quelque chose de carrément addictif, voire même jouissif.

Il y avait longtemps que ce petit manège durait à présent, jusqu'à il y a dix minutes à vrai dire, moment où leurs regards s'étaient finalement croisés pour la première fois par le fruit du hasard le plus incongru et que Ventus lui avait lancé un sourire bien particulier, ce sourire qui signifiait ''je sais, inutile de nier maintenant''.

L'autre avait immédiatement froncé les sourcils, et avait en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire sauté hors de son champ de vision, visiblement profondément troublé.

Ventus pour sa part avait éclaté de rire avant de terminer de passer sa chemise, et serait volontiers ensuite passé par la case salle de bain si trois coups secs n'avaient pas soudainement été portés à la porte d'entrée.

Il n'avait pourtant pas bougé de sa position, laissant à Terra le soin d'ouvrir puis de demander à leur visiteur inopiné de décliner son identité, ce à quoi celui-ci avait répondu par un simple mais efficace :

« Aucune importance, je suis juste là pour le sale petit allumeur de la chambre du fond. »

La voix était chaude, puissante, et Ventus se surprit à sourire de toutes ses dents.

Cette rencontre serait des plus intéressantes, ça, il n'en doutait pas un seul instant.
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 22:48

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 22:56

Thème 4 : Fenêtre
« Regardez ! »

Lorsque Vanitas releva la tête et ce n'était pas pour regarder le groupe d'élèves se tenant devant un arbre, mais pour regarder un chat y gisant. Le brun abandonna bien vite son fleuret et s'approcha des autres garçons du club d'escrime, certains ricanant et donnant des coups de pieds au cadavre.

Les yeux de Vanitas se plissèrent, ses sourcils se fronçant. Il aurait bien voulu envoyer son poing voler dans les dents de l'avorton, mais, il ne fit rien. Au lieu de ça, il se contenta de le bousculer et d s'accroupir, prenant le chat entre ses mains. Faisant cela, un morceau de fourrure resta sur le sol, quelques points noirs et blancs se mettant à grouiller, faisant hurler et grimacer les garçons.

Lorsqu'il se retourna, tout le monde avait disparu. Le décor de la salle d’escrime s'était changé, devenant noir encre. Vanitas cligna des yeux, regardant autour de lui avant d'apercevoir une fenêtre. Le chat se tenait là, se léchant lentement la patte, ses yeux grouillant de lumière.
Curieux, le brun s'approcha et poussa la vitre. D'un seul coup, il tomba entre un maelström de draps, sur un lit qu'il reconnaissait à peine.

« Regarde-moi ça... Tu devrais déjà dormir. Ou alors, tu m'attendais, c'est ça ? »

Ces yeux clignèrent une fois de plus, une main lui touchant le torse avant de se perdre un peu plus bas. Il eut comme un violent sursaut, reculant encore et encore. Plus il reculait, plus il lui semblait que ce lit n'avait pas de fin. Ses vêtements le quittaient petit à petit, quand bien même ne fit-il rien pour que telle chose se fasse.
Son cœur était sur le point d'exploser, un blizzard hurlant dans ses veines où de l'eau glacée coulait. Il n'y avait que des ténèbres autour de lui. Rien que du noir, des ombres et ces mains qui prirent les siennes et les posaient maintenant sur une poitrine de femme. Son estomac se révulsa. Plus il tentait de reculer, plus ses doigts s'enfoncèrent dans la chaire ténébreuse, jusqu'à lui happer les poignets.

« Regarde, allez, n'aies pas peur, gamin. Sois pas timide, t'en verras d'autres. »

Un cri tenta de percer sa gorge, mais aucun son ne brisa le silence. Ses pieds battaient, ses poumons se contractaient, mais rien ne fit, il se vit dévoré par cette masse de ténèbres. De l'autre côté, il put reprendre son souffle, des larmes brûlantes lui déchirant les joues à l'en faire hurler.

Derrière lui, la masse de ténèbres venait de prendre un visage qu'il ne serait jamais, jamais capable d'oublier. Tant bien que mal il se releva et tenta de courir. Ses muscles lui répondaient à peine. L'air sentait l'alcool et la sueur. Ça puait, ça lui donnait envie de vomir, mais il continuait, il le devait.

Tout était sombre, il ne voyait même pas où il allait.
Au loin, il entendit des feulements et une fenêtre apparue entre deux arbres. Il en ouvrit violemment le battant et sauta de l'autre-côté.

Là, les ténèbres implosèrent et s'évaporèrent en une nuée de papillons blancs, laissant derrière eux une large plaine à l'herbe tendre. Un ruisseau peu profond l'encerclait et un blond flottait à sa surface, fixant le ciel.

« Est-ce que tu regardes encore par la fenêtre ? »

Le corps de Vanitas bougea de lui-même dès qu'il s’aperçut que le garçon commençait à couler. Des bulles s'élevaient bien au-delà de la surface, sortaient aussi de son nez et de ses yeux, quand bien même n'était-il pas encore entré dans l'eau.
Comme un tsunami, la plaine se changea en un fond de mer et le brun n'eut pas le temps de retenir sa respiration que déjà, il était entraîné dans les abysses. Puis, les paysages se succédèrent, le noyant dans une immensité de couleur et de sensations, qui le faisait avancer jusqu'au blond qui continuait de suivre le fond de l'eau.

Une fenêtre s'ouvrit en dessous du blond et commença presque immédiatement à se refermer. Vanitas poussa sur ses muscles et passa de l'autre côté avant que la vitre ne se brise en éclat avec la force de la fermeture.

Ici, il y avait du vide. Aucune noirceur, aucune lumière. Le blond était maintenant debout et lui tournait le dos. Instinctivement, le brun s'avança jusqu'à lui, ses yeux se plissant comme s'il était en train d'admirer le soleil.

« Regarde ce que tu as fait. »

Ventus se retourna et Vanitas se retrouva comme figé. Il ne pouvait dire un mot, ne pouvait respirer. Son rythme cardiaque s’accélérait et devenait irréguliers, tant et si bien que sa poitrine commençait à le brûler.

« Regarde dans quel état tu te mets. »

L'adolescent s'approcha de lui, chacun de ses pas laissant derrière lui une mare noire et blanche grouillante. Un chat se frotta paisiblement contre ses jambes avant de fondre dans le liquide morbide que le blond créait sur son passage. Son visage s'approchait dangereusement, encore et encore. Vanitas tentait de fermer les yeux, de hurler, de bouger, mais rien n'y faisait.

Bientôt, Ventus posa ses lèvres sur les siennes et une vive douleur lui transperça le corps de part en part. De l'acidité lui rongeait les entrailles, la gorge, jusqu'à remontrer dans sa bouche.

« Hé, ça va ? »

Le cauchemar s'était dissipé, mais les sensations restaient. Vanitas jeta un regard désemparé à Ventus penché au-dessus de lui. Il voulut parler, pour une fois dans sa vie, il faillit dire quelque chose et s'autoriser une erreur.
Seulement, ce ne furent pas des mots qui sortirent et le brun se plaqua une main sur la bouche, son esprit encore ensommeillé donnant l'alerte maximum et le forçant à quitter le lit. Une fois debout, il trébucha non pas une fois mais deux, trois fois sur ses propres affaires ou les poufs de la chambre de son hôte chez qui il passait trois nuits et quatre jours.

« Vanitas ! Ça ne va pas ? »

Le brun aurait voulu lui aboyer dessus, cependant il se contenta de tituber jusqu'au balcon et d'ouvrir la fenêtre. Arrivé là, le froid lui mordit chaque parcelle de peau. Vanitas se força à déglutir, à prendre plusieurs goulées d'airs, ses mains s'enroulant autour de sa gorge et ses genoux manquant de l'abandonner sous peu.

Il ne manquait plus que ça, un foutu cauchemar !

Comme il avait envie de rire. Comme il avait envie de pleurer.

Cependant, il ne pouvait pas, il ne devait pas. Il devait se calmer et plus vite que ça ou il allait perdre connaissance et devrait supporter de voir sa crédibilité s'envoler auprès de ce gamin infâme.
Il se força à s'asseoir là, s'en foutant d'avoir le cul trempé comme de sa dernière chemise. Il prit plusieurs goulées d'air, priant sans le vouloir que sa tête arrête de lui faire rejouer encore et encore, les pires scènes de ce cauchemar.


Derrière lui, Ventus s'était penché contre la fenêtre au-dessus de son lit et l'observait silencieusement. Ses paupières clignaient doucement et ses poings se serraient, son cœur se gorgeant d’inquiétude et de douleur.

Dans ces yeux dorées, il avait vu quelque chose que lui-même n'oserait jamais revoir.
Xehanort avait-il donc eut raison à son sujet ? Qu'est-ce Vanitas pouvait bien cacher ?
Il devait le savoir.


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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Sam 13 Juin - 23:46

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Dernière édition par Nuity le Lun 13 Juil - 13:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Dim 14 Juin - 0:32

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MessageSujet: Re: Nuit d'écriture du 13 juin 2015   Aujourd'hui à 15:30

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Nuit d'écriture du 13 juin 2015

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